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Le cybervillage bute sur le remboursement

6 juin 2005, 00:00

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Le cadre moderne d?Ebène ne séduit guère, du moins pour les maisons et appartements du cybervillage. Si la clientèle ciblée est intéressée, en revanche le remboursement des prêts l?intéresse moins. Quelque 250 personnes ont eu droit à une visite guidée, samedi, à l?initiative de la Mauritius Housing Company (MHC).

Construit pour abriter, dans un premier temps, le village des Jeux des îles de l?océan Indien, les 154 appartements et 56 maisons, dans lesquels la MHC a injecté Rs 500 millions, n?ont pas tous trouvé preneur. En deux ans, 30 % seulement ont été vendus.

L?appartement de deux chambres à coucher est en vente à Rs 2 millions. Pour trois chambres à coucher, il faudra trouver Rs 2,5 millions. La maison avec trois chambres à l?étage est à vous pour Rs 3,3 millions. Ces prix incluent les rabais promotionnels valables pendant le mois de juin.

Le facteur qui bloque reste le remboursement du prêt contracté pour financer l?achat de l?appartement ou de la maison. D?abord, l?acheteur doit effectuer un versement de 10 % de la valeur de l?acquisition, qui va de Rs 200 000 à Rs 330 000. Ensuite, il doit emprunter. Le hic, c'est que les revenus mensuels de l?acheteur (individu ou couple) doivent être dans les Rs 50 000 au minimum pour permettre un remboursement mensuel important. Cela élimine, de facto, une majorité des gens intéressés. Par ailleurs, le couple ayant de tels revenus préfère investir ailleurs. A titre d?exemple, au lieu de casquer Rs 3,3 millions pour une maison avec un jardin à Ebène, le couple dépense la moitié pour acheter un terrain et construire la demeure de ses rêves.

L?argument de la position stratégique du cybervillage, à Ebène, à proximité de Rose-Hill, des hautes Plaines-Wilhems et de la capitale, voire un meilleur environnement que d'autres immeubles résidentiels, ne séduit malheureusement pas autant. Mais la MHC ne baisse pas les armes, espérant récupérer ses investissements dans la durée. Pour exemple, aujourd?hui les acheteurs se bousculent au portillon de Clos Verger, construits en 1980 et vendus alors au prix fort de quelque Rs 200 000, aussitôt qu?un appartement est en vente.

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