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Le couloir de la mort?
Faux plat montant, du vent et une ligne droite qui semble ne jamais finir. C?est le couloir de la mort ! Une ligne droite dont le simple fait de l?évoquer donne des sueurs froides aux demi-fondeurs. Ce sont, d?ailleurs, ces derniers qui ont baptisé ainsi cette ligne droite de plus d?un kilomètre. Il y a des années, c?était le site d?entraînement de prédilection de nos meilleurs demi-fondeurs.
Hier, pour la deuxième manche de la ligue de cross ? où Menon Ramsamy a accroché une nouvelle victoire aux dépens de son challenger direct Dharamjai Jeetun ? vous l?aurez deviné, le couloir de la mort était au menu?
« C?était une course particulièrement dure aujourd?hui (NdlR : hier) avec le couloir de la mort, mais aussi un parcours qui ne comprend que des côtes et des descentes. C?est vraiment difficile de courir sur ce type de terrain. Mais le moment le plus terrible de la course reste le couloir de la mort », avoue Menon Ramsamy.
Terrible oui, mais c?est justement là que Menon Ramsamy a décidé de faire la différence. Encore un choix tactique courageux pour le néo-Curepipien qui adopte une attitude de kamikaze depuis le début de cette ligue 2004 : porter son attaque à l?entame du couloir de la mort. De la pure folie !
« Comme la première partie du parcours ne permet pas de démarrer sur des bases rapides, j?ai donc assurer un rythme soutenu mais pas vraiment rapide pour ensuite attaquer franchement au couloir de la mort », explique Menon Ramsamy.
Ce choix tactique n?a pas porté ses fruits tout de suite. « Ce n?est qu?après le couloir de la mort que j?ai pris une certaine marge sur Dharamjai, environ soixante-quinze mètres », soutient le vainqueur de la manche qui, dès ce cap franchi, porta son avance de soixante-quinze mètres à trois cents mètres.
Pour oser porter son attaque, justement, dans la partie la plus dure du parcours, c?est sûr que Menon Ramsamy est plus fort que jamais et qu?il a une confiance inébranlable en ses capacités physiques.
Et pourtant. « Après ces deux étapes, rien n?est encore fait. Je reste persuadé que mes adversaires n?ont pas encore tout dévoilé. La ligue commence à peine à prendre forme? », lâche un Menon Ramsamy très cartésien.
Jeetun dans un jour sans
On l?attendait pour cette deuxième manche, mais malgré une bonne première partie de course, Dharamjai Jeetun na rien pu faire face à la finesse tactique de Menon Ramsamy, qui l?a assommé dans le couloir de la mort.
« C?était horriblement dur ! » admet Dharamjai Jeetun, qui était dans un jour sans hier. « Je me sentais mal au réveil ce matin (NdlR : hier matin). Et je n?étais pas à mon aise dans cette course. J?ai même eu envie de m?arrêter à un certain moment de la course. Mais comme j?avais une certaine marge sur mes poursuivants, cela m?a motivé à poursuivre? », avoue-t-il.
Dharamjai Jeetun a repris un sacré coup au moral hier, allant même jusqu?à remettre en question ses chances dans cette ligue. Aurait-il déjà baissé les bras ou est-ce simplement un doute passager qui s?estompera au courant de la semaine ? « Actuellement, je ne peux me prononcer sur mes chances de victoire? D?ailleurs, si mon état physique ne s?améliore pas d?ici le week-end prochain, je crois que je ne serais pas au départ de la troisième étape », confie-t-il.
De ce couloir de la mort, un seul homme est revenu vivant : Menon Ramsamy. Du coup, il a plongé tous ses adversaires dans le plus profond des doutes. Un doute et une souffrance qui se lisaient dans leur regard à l?issue de l?étape de Trianon. Car une chose est claire désormais. Menon Ramsamy règne à nouveau en maître sur le cross.
En féminin
Et de deux pour Natacha Monique !
Natacha Monique s?est une nouvelle fois imposée dans la course féminine devançant respectivement Marie-Hélène Armand et Virginie Chong chez les seniors. On notera aussi la présence d?Annabelle Triton dans cette course qui, bien que concourant chez les juniors, a pris la deuxième place au général derrière Natacha Monique.
Elle sera à suivre durant les prochaines étapes...
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