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Le corps syndical s’apprête à contester le renvoi de Rehana Ameer de la MBC
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Le corps syndical s’apprête à contester le renvoi de Rehana Ameer de la MBC
Les dirigeants syndicaux réunis au sein de la plateforme de solidarité envers Rehana Ameer se préparent à démarrer des «actions d’envergure pour manifester leur opposition à son renvoi de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC).
La Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU) a tenu une conférence de presse ce vendredi 10 décembre en compagnie des représentants des confédérations syndicales du secteur public et privé. Ils rejettent en bloc la décision du comité disciplinaire qui trouvé Rehana Ameer coupable sous deux chefs d’accusation.
Le président de la FCSOU, Toolsyraj Benydin, a été très critique envers le comité disciplinaire mis en place par la direction de la MBC pour écouter les explications de Rehana Ameer.
«C’est un comité disciplinaire bidon. Nous rejetons ses conclusions qui ne reflètent pas la réalité. C’est une grosse injustice qui a été faite à l’encontre de Rehana Ameer. Nous sommes prêts à poursuivre le combat. C’est un très mauvais signal qu’on envoie aux femmes. Qui osera maintenant poursuivre la lutte syndicale ? Nous allons entamer les actions qu’il faut», prévient Toolsiraj Benidyn.
Quant à Rehana Ameer, qui assure la présidence de la Mauritius Broadcasting Service Staff Association (MBSSA) et qui est secrétaire générale de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU), elle compte contester son renvoi devant la justice. Ses hommes de lois y travaillent déjà.
Présente à la conférence de presse, Rehana Ameer s’est dit dans l’incertitude face à l’avenir et clame son innocence. «J’ai donné 25 ans de ma vie à la MBC. A ce jour, je ne sais pas si je serai indemnisée. Si à un moment donné je me sentais coupable, je serais peut-être allée mendier une compensation auprès de la direction. Mais je le répète : je n’ai rien à voir avec la lettre anonyme qui a circulé dans les couloirs de la MBC. A la sortie du comité disciplinaire, j’étais confiante d’avoir établi la preuve de mon innocence. J’ai eu un immense choc en prenant connaissance de ma mise à pied», explique Rehana Ameer.
Devanand Keedoo, président du National Trade Union Congres (NTUC), s’est lui appesanti sur le silence des ex-collègues de Rehana Ameer. «Je dois dire que le manque de solidarité des employés de la MBC envers Rehana Ameer m’interpelle et je condamne cela alors que tous les syndicats du pays ont démontré de la solidarité. Je me demande si ce n’est pas à cause du règne de la terreur à la MBC», déclare Devanand Keedoo.
Le président du Congress of Independent Trade Unions (CITU), Deepak Benydin, prévoit, lui, des actions concertées de toutes les confédérations syndicales à partir de la semaine prochaine.
«Nous accordons un peu de temps. Si rien ne passe à partir de la semaine prochaine, il y aura des actions d’envergure, outre les grandes manifestations», prévient-il.
Par ailleurs, les dirigeants syndicaux ont réclamé unanimement la publication du rapport du président de la Commission de Conciliation et de Médiation (CCM), le Pr Torul sur les relations industrielles à la MBC. Ce rapport a été remis au ministre du Travail et des Relations industrielles le mois dernier.
Rehana Ameer avait été suspendue suite à la circulation d’une lettre anonyme jugée «hautement diffamatoire» par la direction de la MBC. Vendredi dernier, elle a été renvoyée de la corporation suite à sa comparution devant un comité disciplinaire.
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