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Le conseil applique la loi
Trente-neuf propriétaires de terrains en friche, trente au morcellement de Blue-Bay et neuf autres au Morcellement Mauriparks, à New-Grove, sont dans le collimateur du conseil des districts de Grand-Port Savanne. Ils auront à rembourser au ministère de l?Environnement le coût des travaux après le nettoyage de leurs terrains.
Ces terrains ont été identifiés avec l?aide d?un évaluateur au Morcellement Blue-Bay tandis qu?à Mauriparks, ils l?ont été par la Crime Prevention Unit (CPU).
Un évaluateur qui est affecté à cette tâche évoque ses difficultés pour compléter son travail en l?absence des propriétaires qui se trouvent à l?étranger. «Il faut absolument accélérer les procédures pour un cadastre», suggère-t-il.
Selon la section 89 (3a) de l?Environment Protection (Amendment) Act (EPA) de 2008, le directeur du Bureau de l?Environnement peut ordonner aux officiers responsables dans les collectivités locales de faire nettoyer ces terrains et de réclamer ensuite les frais (voir texte de loi plus loin) aux propriétaires.
La somme recueillie sera versée au National Environnement Fund créé sous le EPA Act de 2002. Ce fonds a pour but d?aider les Organisations-non-Gouvernementales (ONG) dans leur campagne de sensibilisation sur l?environnement, la formation et le financement de projets concernant l?environnement.
Le conseil des districts de Grand-Port-Savanne réclame quatre roupies par pied carré pour déblayer une première fois un terrain en friche «Il y certains endroits où plusieurs jours de travail et une logistique sont nécessaires», explique un cadre du conseil qui suit ce dossier.
A Morcellement Blue-Bay, le conseil des districts a déjà commencé à défricher les terrains. Au Morcellement Mauriparks aussi.
La décision du conseil des districts d?effectuer cette opération de nettoyage fait suite aux nombreuses plaintes reçues ces dernières semaines. Au Morcellement Mauriparks, sur 56 familles qui y habitent, une quarantaine ont reçu la visite de voleurs durant les trois derniers mois. «Nous faisons le maximum pour donner satisfaction à ceux qui ont des complaintes comme cela a été le cas dans les deux morcellements et dans d?autres endroits.
Sécurité oblige
Et comme les gens ne se sentent plus en sécurité avec le nombre de vols, de viols comme cela a été le cas à Sodnac, les propriétaires qui viennent s?installer dans les nouveaux morcellements deviennent de plus en plus exigeants.
Dans un nouveau morcellement à Tyack, par exemple, la famille R.T a été victime de deux vols en l?espace de quelques semaines.
Des malfrats se sont cachés dans un terrain en friche derrière sa maison et ont fait main basse sur plusieurs objets de grande valeur. «Mon voisin a une part de responsabilité dans cette affaire. Il ne s?est pas rendu sur son terrain depuis qu?il en a fait l?acquisition. S?il était venu l?entretenir, je n?aurais peut-être eu ce problème de vol. Heureusement que ma grand-mère qui vit avec moi et qui est parfois seule à la maison n?était pas là ce jour là», témoigne R.V .
Il se réjouit d?apprendre que le conseil des districts appliquera la nouvelle loi dans toute sa rigueur. Cette loi sur les terrains, sections 89 (4) et (5) se lit comme suit :
«Where the name or address of the owner or occupier of any land, building or structure on which an eyesore cannot be ascertained, the Director may authorise in writing the relevant enforcing agency or an authorised officer to enter the land, building or structure and cause the eyesore to be removed and the expenses incurred may be disbursed from the Fund and (5) the amount disbursed in the removal of the eyesore may, within a period of 10 years of the removal be recovered by the director from the said owner or occupier and any amount so recovered, including interest and coast, shall be credited to the fund».
C?est en se prévalant des dispositions de cette loi que le conseil de district a commencé à faire nettoyer les terrains en friche de la région et qu?il prendra les mesures nécessaires pour se faire rembourser.
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