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Le comité sur l?IRA débute ses travaux cette semaine

4 avril 2004, 20:00

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UNE loi industrielle plus moderne s?impose. C?est dans cette perspective que le comité chargé de remplacer l?Industrial Relations Act (IRA) débute ses travaux cette semaine. Sa tâche sera toutefois moins ardue car un consensus semble s?être dégagé entre les syndicats et la classe patronale.

Les revendications des syndicats portaient principalement sur la réglementation du nombre de syndicats et la nécessité de ne pas accorder un rôle accru au Registrar of Associations pour intervenir dans les affaires internes des syndicats. Le comité présidé par Nirmala Nababsing, secrétaire permanente du ministère du Travail, des Relations industrielles et de l?Emploi, se montre de son côté également favorable à ces propositions.

Les dispositions de l?IRA autorisent la création d?un syndicat avec seulement sept membres. Le pays compte ainsi un total de 350 syndicats représentant 220 000 travailleurs. Il peut donc avoir plusieurs syndicats dans une seule entreprise. Résultat : les négociations deviennent bien plus difficiles.

Les fédérations syndicales de même que la Mauritius Employers? Federation (MEF) ont ainsi été les premières à soumettre leur mémorandum au comité Nababsing. Les treize fédérations proposent principalement l?introduction du droit de grève dans la Constitution de Maurice et la ratification de la Convention 87 du Bureau international du travail. Celle-ci porte sur la liberté de s?exprimer et le droit de s?organiser.

Dans son mémoire, la MEF prône de son côté une approche consensuelle basée sur la nécessité de maintenir un dialogue permanent. Il s?agit ainsi d?éviter les grèves inutiles qui nuisent à la bonne santé des entreprises dans un contexte international difficile.

Le comité aura du pain sur planche sur la question de grève car la MEF ne semble pas être en faveur de l?assouplissement des procédures pour déclarer une grève légale. Les syndicats pensent que les procédures sont trop longues et veulent que le pouvoir discrétionnaire accordé au Premier ministre pour déclarer une grève illégale soit enlevé. Les recommandations du comité feront l?objet d?un Livre blanc et présentées plus tard au Conseil des ministres.

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