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Le cinéaste Max Pécas “vient s’éclater”

12 septembre 2004, 20:00

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Le cinéaste français Max Pécas, plus connu pour ses films à caractère érotique que pour sa contribution au cinéma d’auteur ou encore d’art et d’essai, termine le tournage de “On est venu pour s’éclater” dont les principales séquences ont été tournées à Trou-aux-Biches. La sortie du film est prévue pour fin septembre 1979 à Paris. Les acteurs sont peu connus. On espère, toutefois, à Maurice que ce film corrigera la mauvaise image faite à cette destination touristique par “Melody in Love” et par “Ils sont fous ces sorciers” de Georges Lautner, avec Jean Lefebvre, un des “gendarmes de Saint-Tropez” terrorisés par Michel Galabru et Louis de funeste mémoire.

La réalisation de longs métrages dans des décors mauriciens s’insère désormais dans la stratégie de promotion touristique du pays. Tout est mis en œuvre pour attirer les cinéastes et autres metteurs en scène.

Il n’y a pas de quoi s’éclater du côté des armes à feu et plus exactement à propos de celles découvertes en février 1979 à bord du “Silvergate”. Deux stevedores, poursuivis après avoir été trouvés avec deux de ces revolvers, n’écoperont qu’une amende de Rs 500. Il sera souvent question ultérieurement des armes volées à bord de ce navire. Une telle sanction paraît insignifiante comparée à l’importance que prendra par la suite ce vol d’armes à feu destinées à un pays d’Afrique.

Les Curepipiens se promènent le nez en l’air entre la rue Chasteauneuf et la gare routière. Ils s’interrogent sur les spécialistes architecturales de leur nouveau marché municipal. L’architecte Marc van Nuwenborg est confiant d’avoir utilisé au maximum et à bon escient la lumière du jour pour compenser autant que faire se peut la grisaille curepipienne. Les tourelles en béton devaient être initialement en cuivre pour rappeler le sucre fabriqué localement. Le béton se révèlera bien vite moins onéreux que le cuivre. Les couleurs du nouveau marché se veulent chaudes et nouvelles afin de s’harmoniser à l’immeuble Salafa voisin. Il y aurait, paraît-il, un plan directeur pour cette partie de la ville, jouxtant la gare Ian-Palach Nord. L’aile sud viendra plus tard prendre la place d’une ancienne gare ferroviaire à qui il ne manque qu’une nouvelle couche de peinture pour que les démolisseurs n’aient pas le courage de procéder à son démantèlement. Toujours cette politique de laisser pourrir les bâtiments historiques pour pouvoir s’en débarrasser plus facilement à l’insu d’une population amorphe et aveugle. Disparaît, à cette époque, l’ancien tunnel, permettant aux piétons de traverser sous terre le réseau de voies ferrées curepipien, pour gagner les rues Leclézio et Jerningham.

L’autoroute Port-Louis – Phoenix a droit à son premier réasphaltage. Un contrat de Rs 12 millions est accordé à cet effet aux firmes A.J. Maurel et Randabel and Sons. Elles commencent par rehausser les bandes de béton aux extrémités des voies. Les endroits les plus abîmés ont aussi droit à des travaux de base. Seize kilomètres séparent Pont Fer du rond-point du Caudan. Il est prévu que les travaux ne bloqueront jamais plus d’une des trois voies existantes à la fois. C’est qu’on craint déjà les embouteillages. L’autoroute est ouverte au trafic en 1961-62. La première couche de bitume aura donc tenu 17 ans. Des réparations mineures ont lieu dix ans après.

Les plus pessimistes craignent de ne plus pouvoir s’éclater après le tour de vis que la Banque de Maurice veut donner aux permis d’importations. C’est que les réserves monétaires du pays sont réduites à leur plus simple expression. Les restrictions deviennent de plus en plus sévères. On parle bien sûr de “rationalisation” mais en pratique il s’agit bien d’un tour de vis aux importations. C’est qu’il y a de la dévaluation de la roupie dans l’air et les importateurs se ruent en direction des guichets de la BOM afin de pouvoir placer leurs commandes avant le Jour J. Pas question d’être moins malins que les concurrents.

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