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Le chauffeur du minibus libéré sous caution
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Le chauffeur du minibus libéré sous caution
Le présumé auteur d?un viol sur une réceptionniste, stagiaire d?un hôtel du littoral est depuis trois mois, a été libéré sous caution hier après-midi. L?accusé, Eric, âgé de 36 ans et habitant Camp-de-Masque-Pavé, nie l?accusation retenue contre lui.
La victime, Shirley, 21 ans, a consigné une déposition lundi après-midi, au poste de police de Trou-d?Eau-Douce. Le suspect devait être arrêté ce même jour. Il a comparu le lendemain au tribunal de Flacq. La téléphoniste-stagiaire a été examinée aux Casernes centrales par le Dr Harishcoomar Baichoo, médecin légiste de même que le suspect. Aucune blessure n?a été décelée tant sur le corps de la victime que du suspect.
Dans sa version à la police, Shirley raconte qu?il était 23 heures, dimanche dernier, lorsque le minibus que conduisait Eric a quitté l?hôtel. Il avait une quinzaine d?employés à bord. La jeune femme dit s?être endormie pendant le trajet.
Lorsqu?elle s?est réveillée, le chauffeur de l?autobus était seul à côté d?elle. Il se serait alors jeté sur elle avant de l?abuser sexuellement. Le délit aurait eu lieu à la rue Lionel- de-Robillard à Trou-d?Eau-Douce.
Le chauffeur nie tout en bloc. Dans sa déposition, il affirme connaître la jeune femme depuis qu?elle est en stage et qu?ils se parlaient souvent au téléphone. Ils auraient aussi, depuis quelque temps, chercher à se rencontrer.
«Derangés par une voiture»
L?occasion, selon Eric, s?est présentée dimanche dernier. Shirley était la dernière passagère à être déposée. Il a conduit son véhicule à la rue Lionel-de-Robillard avant de le garer sur un terrain vague à côté de la route.
Puis ils se sont retrouvés sur un des sièges-passagers. A un certain moment, dit-il, ils ont été dérangés par une voiture qui est passée par là.
Il aurait alors déplacé son véhicule environ 400 mètres plus loin où ils ont eu des relations sexuelles. L?acte, soutient-il, s?est passé avec le consentement de Shirley.
Le suspect, qui remplissait des formalités au tribunal de Flacq hier, n?a pas voulu faire des déclarations à la presse, se contentant de dire «mo innocent, jamais mo fine viol li». Il a retenu les services de Me Navin Ramchurn, avocat.
Les parents de Shirley sont séparés. Mais elle n?était pas joignable ni au domicile de son père à Trou-d?Eau-Douce, ni à celui de sa mère à Cité Loyseau, Floréal où sa grandmère maternelle assurait qu?elle était «cotte so papa Trou-d?Eau-Douce».
Les hommes du surintendant de police, Suresh Ramparsad, du Criminal Investigation Department enquêtent pour faire toute la lumière sur cette affaire.
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