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Le CEB ne craint pasune commision d?enqu

31 janvier 2006, 20:00

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Jules Labat, directeur général du CEB, fait savoir à la population que l?heure est venue pour ses proches collaborateurs et lui-même de répondre aux diverses accusations dont ils font l?objet. Il vise plus particulièrement l?éphémère Association des consommateurs d?électricité, ayant tenu une réunion le 17 janvier, aux Quatre Bornes. Le CEB serait heureux qu?une commission d?enquête puisse établir qu?il n?a rien à se reprocher.

Les critiques adressées au CEB sont : 1. tarifs d?électricité de plus en plus chers; 2. l?électricité à fournir gratis aux institutions charitables et religieuses; 3. les avances salariales; 4. les prêts accordés à FUEL S.E. et à MDMT S.E.; 5. la promotion des jeunes qualifiés; 6. l?achat du fuel; 7. le financement des projets mineurs de développement ; 8. le prêt accordé aux cadres pour l?achat d?une voiture; 9. le choix de Mirlees pour les générateurs et pièces de rechange; 10. la demande d?une commission d?enquête.

Il rappelle notre dépendance énergétique sur l?importation de produits pétroliers à des coûts imposés de l?extérieur. Des études sont en cours pour la promotion énergétique à partir du charbon de terre. Un tel recours exige de toutes les façons une période expérimentale de quatre ans pendant lesquels les consommateurs resteront tributaires des aléas de la production pétrolière.

Le coût des achats de combustible augmente de 275 % entre 1974 et 1980. Les tarifs du CEB n?augmentent que de 254 %. Le CEB doit agir comme n?importe quelle entreprise commerciale et fixer ses prix de vente en tenant compte de la totalité de ses coûts d?opération et en se dotant d?une marge de profit raisonnable.

Il rappelle certaines exigences de la Banque mondiale, un des créanciers du CEB, en matière de return on net fixed assets in operation (minimum de 8,2 %) et de debt service coverage (1,5 %). Le Fuel Cost Adjustment permet d?épargner aux consommateurs les inconvénients des fluctuations tarifaires trop fréquentes. Il rappelle que la centrale hydro-électrique de Ferney a coûté Rs 13,5 millions, en 1971, pour générer annuellement 30 millions de kWh. Celle de Rivière-Champagne coûte Rs 425 millions, à la fin des années 1970, pour produire seulement 39 millions de kWh.

Le CEB n?est pas d?accord avec la suggestion de fournir gratuitement de l?électricité aux institutions charitables et religieuses. Il s?agit d?un volume substantiel de consommation auquel s?ajouteront d?inévitables abus. Les consommateurs devront faire les frais de cette générosité énergétique.

Les avances aux cadres du CEB s?expliquent par le fait qu?ils ne peuvent être membres d?une association d?employés, bénéficiant de nombreux avantages internes. D?où la décision de les compenser en leur accordant des avances salariales auxquelles ont droit tous les autres employés.

Les prêts accordés à FUEL S.E. et à MDMT S.E. sont en fait des investissements minimes de l?ordre de Rs 3 m. et Rs 200 000 respectivement, permettant au CEB de bénéficier, pendant 18 ans, d?une fourniture d?énergie électrique, tarifiée à seulement quatre sous l?unité. Ils s?inscrivent de plus dans la stratégie de développer le potentiel énergétique des usines sucrières et d?une utilisation optimale de la bagasse.

La promotion des jeunes qualifiés est par nature délicate. Le CEB doit tenir compte à la fois de jeunes recrues, détenant des qualifications prometteuses, et d?anciens employés, n?ayant pas eu la chance d?acquérir une formation professionnelle plus poussée mais l?ayant plus ou moins acquise sur le tas, et ayant longuement et loyalement servi l?organisme les employant. Il serait injuste de pousser les anciens, moins qualifiés peut-être mais plus expérimentés, à une retraite anticipée, pour faire de la place à des jeunes plus qualifiés mais dont le manque d?expérience pourrait mettre en péril le fonctionnement de l?entreprise. De toutes les façons, une restructuration est en cours qui pourrait donner satisfaction, tant aux uns qu?aux autres.

Les contrats, liant les importateurs de produits pétroliers au CEB, sont globalement à l?avantage de ce dernier. Ils n?ont bénéficié que de 11 sous de profit par gallon en dépit de l?inflation galopante et des changements dans les barèmes fiscaux. Ils ont été signés en 1962, renouvelés en 1971 et ont expiré le 31 décembre 1980. Un nouveau contrat entrera en vigueur le 1er mars 1981. Il tiendra compte d?une Temperature Correction Factor Clause.

Une somme de Rs 1 m. est allouée aux petits projets de développement. Ils concernent les réseaux de basse tension et ne s?étendent pas au-delà de la mise en place de deux poteaux électriques.

Le conseil d?administration a approuvé une augmentation du montant maximal des prêts à accorder aux cadres pour l?achat d?une voiture. Ils passent de Rs 80 000 à Rs 120 000 mais le taux d?intérêt passe de 3 % à 7,5 % par an.

Il est faux de dire que Forges Tardieu se charge de l?entretien des générateurs de la marque Mirlees car le CEB peut le faire lui-même. Le membre du conseil d?administration, qu?est aussi un directeur de Forges Tardieu n?a jamais dissimulé ses intérêts et a toujours fait preuve de la plus haute moralité à ce sujet, sur lequel il est d?ailleurs irréprochable.

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