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Le cas Vinayagum-Pillay
Qui paiera la note ? </B>
Le diagnostic est confirmé. Priscilla Vinayagum-Pillay, qui a subi une déchirure des ligaments croisés du genou droit, devra subir une intervention chirurgicale. L?Association mauricienne de badminton (AMB), qui a souhaité avoir un deuxième avis médical, avait référé la joueuse au Dr Oomar. Ce dernier, qui est arrivé à la même conclusion que ses collègues, s?est proposé de pratiquer l?opération.
Cependant, un problème se pose. Où se passera l?opération et qui la financera ? ?Le Dr Oomar m?a expliqué que si je veux subir l?intervention à l?hôpital, je devrais attendre plusieurs mois, car la liste d?attente est longue. L?autre option est de le faire dans une clinique privée, au coût de Rs 35 000?, explique la joueuse, qui ne sait toujours pas qui paiera la note si la deuxième option est retenue.
Un des membres de l?AMB en l?occurrence P. Sungeelee, qui s?est chargé du cas de Vinayagum-Pillay, a sollicité l?intervention de la fédération internationale, vu que la joueuse a été blessée lors d?un camp d?entraînement à l?IBF World Training Centre de Sofia. Mais sa demande a été rejetée.
?M. Sungeelee est, effectivement, venu vers moi, mais je l?ai fait comprendre que la FIB ne peut financer les frais médicaux de la joueuse, même si cette dernière a été blessée lors d?un stage dans un des centres de la FIB. C?est à la fédération locale de s?assurer que ses joueurs soient couverts par une assurance lors de leur déplacement voire même pendant les entraînements à Maurice. Vous vous rendez compte si on devait s?acquitter des frais médicaux de tous les joueurs qui se sont blessés pendant leur séjour dans nos centres, ou, encore, pendant les compétitions qu?organise la fédération internationale à l?échelle planétaire, cette dernière aurait à débourser une fortune?, s?indigne Raj Gaya, secrétaire de la Fédération africaine de badminton (FAB) et membre du Conseil exécutif de la fédération internationale qui tient, tout de même, à préciser que des premiers soins sont prodigués aux joueurs blessés que ce soit durant les stages ou les compétitions de la FIB. Il a, donc, renvoyé l?AMB a ses responsabilités.
Le président de l?AMB, Ravin Sandrasagren, qui comprend parfaitement la réaction de Raj Gaya compte se tourner vers le ministère de la Jeunesse et des Sports. ?Le MJS a refusé de financer tout stage à l?étranger cette année. Par conséquent, notre budget pour l?année financière en cours, soit les Rs 1,7 million qui sont destinées au badminton, est resté pratiquement intact. Avec les membres de mon comité, nous allons, donc, voir s?il n?est pas nécessaire de demander au ministère des Sports de puiser dans le budget de la fédération pour financer les frais médicaux de Priscilla Vinayagum-Pillay?, soutient-il.
Ravin Sandrasagren, qui est conscient qu?il est temps que les joueurs soient couverts par une assurance, compte également relancer la question lors de la prochaine réunion du comité directeur.
?Nous avions déjà évoqué la question dans le passé. Malheureusement, nous n?avons jamais été de l?avant avec cette idée. Je pense qu?on devrait songer sérieusement à faire assurer les joueurs. Quitte à leur demander leur contribution?, précise-t-il.
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