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Le business libéré de la Bureaucratie
Une autorisation pour démarrer un business accordée en trois jours seulement… C’est ce que promet le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen. La relance de l’investissement est au cœur du premier budget de l’Alliance sociale. Pour y parvenir, le grand argentier décide de s’attaquer aux différents régimes de réglementation qui étouffent l’initiative privée.
Les permis, certificats et autres pouvoirs discrétionnaires des fonctionnaires n’empoisonneront plus la vie des opérateurs. Le système est considérablement assoupli au profit des règles et procédures simples, transparentes et basées sur les règles.
Au fait, les entrepreneurs pourront commencer à opérer sans avoir à attendre des autorisations des différentes institutions, tels le bureau de l’impôt, les services de douanes, les collectivités locales, la police, la santé publique, le National Pensions Fund. Les autorités compétentes interviendront après l’entrée en opération du business pour les contrôles et les vérifications nécessaires.
´Aujourd’hui, nous sommes en train de libérer les entreprises et les investisseurs de la bureaucratie. Notre approche vise à permettre aux entreprises de démarrer sur la base des directives claires», affirme Rama Sithanen. Les trade licences qui normalement prennent beaucoup de temps avant d’être émises seront dorénavant transformées en des frais municipaux qui sont payés après que l’opérateur a lancé ses opérations.
Les permis de développement et les permis de construction seront intégrés en un seul permis d’ici six mois. Entre- temps, les permis de développement seront simplifiés au sein de trois clusters, en l’occurrence les services, le commerce et l’industrie manufacturière.
Centre d’affaires dynamique
Le Registrar of Companies deviendra l’unique interface administrative auprès de qui l’entrepreneur devra se faire enregistrer pour lancer ses opérations.
Les réformes touchent également aux régimes d’encouragement fiscal et autres. Les incentive schemes sectoriels seront ainsi abolis à l’exception de ceux applicables aux Integrated Resorts Scheme et aux activités du port franc. La logique des secteurs cède la place à une plate-forme intégrée d’encouragement à l’investissement.
Mais la nouvelle impulsion à l’investissement va plus loin que la création de nouvelles entreprises. Les lois sur le travail et le système de détermination des salaires seront revus afin de réduire le coût de faire du business.
Rama Sithanen entend, à travers ces mesures, stimuler l’investissement dans les nouveaux secteurs d’activité notamment. Le démantèlement de la réglementation sur le business fera aussi tomber les barrières à l’ouverture et à la démocratisation de l’économie. «Nous visons à démocratiser la croissance pour nous assurer que les salariés peu formés et les chômeurs puissent participer pleinement à la croissance. Nous voulons aussi libérer la croissance en éliminant les coûts élevés de la régulation.»
Pour le ministre, le cadre des affaires existant n’a pas encouragé les petites et les moyennes entreprises (PME), en particulier, à réaliser leur potentiel dans l’économie. Le nouveau système d’investissement accordera plus d’espace aux PME pour évoluer au sein des différentes activités.
Mais les mesures visent aussi à envoyer les signaux forts aux investisseurs étrangers. Le gouvernement veut promouvoir le pays en un centre d’affaires dynamique et convivial.
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