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Le baril de pétrole sous les 50 dollars, au plus bas depuis mai 2005
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Le baril de pétrole sous les 50 dollars, au plus bas depuis mai 2005
Le baril de pétrole brut est passé, avant-hier à New York, sous le seuil des 50 dollars, pour la première fois depuis le 25 mai 2005. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en février est tombé à 49,90 dollars. Les cours ont glissé dans la foulée de la publication des stocks de brut américains, nettement supérieurs aux prévisions et qui ont mis en relief le niveau confortable de l?approvisionnement américain.
Selon le département de l?énergie américain (DoE), les réserves de brut ont progressé de 6,8 millions de barils à 321,5 millions de barils la semaine dernière, une hausse très supérieure aux attentes des analystes, qui tablaient sur une progression de 100 000 barils seulement. «Cette forte hausse était une surprise», a réagi Steve Bellino, analyste de la Fimat. La récente vague de froid qui a récemment frappé le nord-est des Etats-Unis, région la plus gourmande en produits de chauffage, n?a pas réussi à renverser la tendance, se produisant «peut-être un peu trop tard», selon l?analyste.
De l?avis des analystes, l?humeur du marché reste morose. Des températures hivernales anormalement élevées dans l?hémisphère Nord et aux Etats-Unis en particulier, ont déprimé la demande et provoqué une baisse de 17 % des cours à New York, et de 15 % à Londres depuis le début de l?année.
Mardi, ils avaient perdu 3,4 % de leur valeur en une seule séance à New York, suite aux déclarations du ministre du Pétrole saoudien, Ali Al-Nouaïmi, qui a affirmé qu?il n?était pas nécessaire pour l?Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de tenir une réunion extraordinaire pour discuter d?une nouvelle baisse de production du cartel. Certains de ses membres avaient, au contraire, jugé auparavant que le marché était surapprovisionné.
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