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Le 2ème Fonds d?aide de la MFDC attribué
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Le 2ème Fonds d?aide de la MFDC attribué
Ils sont dix, les bénéficiaires du 2ème Fonds d?aide à la production audiovisuelle de la MFDC, dont l?objectif est de permettre à un projet cinématographique d?aboutir. Huit des partcipants, à l?exception de Patrice Canabady et de Satish Khorugdharry, sont des novices en ce qu?il s?agit de la production audiovisuelle.
R. Khan qui a publié The Camp au début de l?année dernière, auteur de scénarios également à ses heures perdues, a saisi cette opportunité pour tenter une carrière cinématographique. « Le cinéma passe d?abord par l?écriture. Lorsque j?ai une idée pour l?écriture d?un roman, mon écriture s?apparente davantage à celle d?un scénario. Ce fonds d?aide va enfin me donner la chance de voir un de mes scénarios devenir un vrai projet cinématographique,» commente-t-il. R.Khan s?est inspiré d?un faits divers pour écrire le scénario de Sandhya. « J?étais bouleversé après avoir lu cela dans la presse. Je me suis vite mis à l?ouvrage pour en faire un scénario, » explique-t-il.
De son côté, Satish Khorugdharry, cinéphile averti qui s?est inscrit à de nombreux cours dispensés par la MFDC et le CCCB, notamment le Cinex 4 ou encore les cours de feu Francis Leroi, veut tenter une autre « percée » dans la production audiovisuelle. En 2002, il a participé au défunt Festival de Courts-métrages et avait présenté La noblesse d?un métier rare, un court-métrage sur la confection et l?utilisation des balais chez nous. Son court-métrage avait atterri en finale et bénéficié d?une mention spéciale de Pierre Lan, le président du jury. Depuis, la passion de Satish Khorugdharry pour le cinéma ne s?est guère assechée. Il s?est inspiré de la légende de Ti Zan pour raconter son arrivée en enfer et son retour sur terre dans Tamba Lakok.
Production audiovisuelle
Prakash Gooroochurn a pour bagage seulement sa passion pour le cinéma, surtout celui que fait Amitabh Bachchan. Pour lui, le cinéma c?est d?abord un mode d?expression. Sa fiction, Chat-mange-le-rat, est une histoire assez farfelue, qu?il voudrait mettre en scène grâce à la technologie informatique.
Patrice Canabady, membre fondateur de Clap Productions, n?est pas un nouveau venu dans l?audiovisuel. « J?ai soumis ma candidature dans le but de bénéficier surtout de l?assistance financière pour mener à bien mon projet, » explique-t-il. 8 après-midi en 2004, le titre de son projet de fiction, s?intéresse à huit tranches de vie. « Même si c?est moi qui ait écrit le scénario, pour moi, le cinéma c?est d?abord un travail d?équipe. Je compte ainsi sur le soutien de mes collègues pour mener à bien mon projet. »
Didier Laval Rajib est un jeune homme de vingt ans. Chômeur depuis un an, c?est par hasard qu?il s?est lancé dans ce concours. Cette formation pourrait l?aider plus tard dans sa quête d?un emploi. Cet habitant de Curepipe a choisi de faire un documentaire intitulé Le Tourisme à l?île Maurice.
Tout comme pour l?annonce, c?est par hasard qu?il a choisi ce thème. « J?ai écrit ce qui me passait par la tête », déclare-t-il. L?audiovisuel est simplement pour lui un secteur où il aimerait trouver un emploi. Ce premier pas pourrait, selon lui, l?aider.
Habitant à Rose-Hill, Govindasawmy Teeroovengadum a choisi le documentaire pour raconter la vie d?un sculpteur de statues pour temples. L?idée de se lancer lui est venue l?année dernière. Il avait alors appris quelques techniques de son et d?images avec un Indien venu de Chennai. Lorsque l?annonce de la MFDC paraît dans le journal, il décide de se lancer. « J?ai déjà fait un film amateur sur la marche sur le feu. La rencontre que j?ai faite l?année dernière m?a donné davantage envie de participer à ce concours », souligne-t-il.
Sheila Nundran voulait faire du cinéma depuis longtemps. Ce fonds d?aide à la production audiovisuelle lui permettra d?avoir la base nécessaire. Elle a choisi de consacrer son documentaire à une journée qui serait passée au jardin de Pamplemousses. « J?aime beaucoup la nature et c?est tout naturellement que je me suis tournée vers elle pour mon projet. J?aimerais monter ce côté de Maurice », explique-t-elle. Sheila Nundran travaille dans une entreprise de graphic design. Elle se charge de développement de logiciel et de production audiovisuelle entre autres.
Le réalisme, Danny Adjodhya y croit à fonds. Il déclare d?ailleurs qu?il préfère faire un film commercial qu?un film d?auteur. Réflexion implacable de ce participant : « Je préfère faire un film commercial qui peut se vendre qu?un film artistique qui finira au fonds d?un tiroir ». Il s?est laissé tenter par une fiction. C?est ainsi qu?il compte raconter l?histoire d?un hold-up dans une bijouterie. Danny Adjodhya dit croire dans l?avenir d?un cinéma mauricien. Il ambitionne d?ailleurs de réaliser plus tard un long métrage.
Les deux dernières bénéficiaires sont Axelle Tennant et Nathalia Vadamootoo. La première a choisi de faire une fiction ayant pour titre A fleur de peau. La seconde a opté pour un documentaire intitulé Toujours à vendre.
La chance du débutant
En octobre 2004, la Mauritius Films Development Corporation (MFDC), lance le premier Fonds d?aide à la production audiovisuelle. Les particpants sont ainsi invités à rédiger un projet d?écriture pour un court-métrage, soit une fiction ou un documentaire. La MFDC sélectionne ensuite les projets d?écriture qui lui semble les plus « réalisables ». Les sélectionnés bénéficient ainsi d?une aide financière, elle-même acquise auprès de l?Agence intergouvernementale de la francophonie et d?une aide technique, pour mener à bien leurs projets, du scénario à la post-production, en passant par les repérages et le tournage. Les sélectionnés sont ensuite encadrés par des professionneles du l?audiovisuel. L?objectif est de permettre à des aspirants cinéastes de se frotter au monde du cinéma.
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