Publicité
Le 12 Mars: l’indépendance des jeunes
Aujourd’hui, c’est le grand jour. Fêtes et célébrations auront lieu un peu partout à travers l’île. Les Mauriciens agitent joyeusement leur quadricolore pour bien montrer à quel point ils sont fiers de leur pays, donc d’eux-mêmes. Nous avons interrogé cinq jeunes – tous âgés de 21 ans mais venant de milieux différents – afin de savoir ce qu’ils pensent de leur nation. Samantha, Aneesh, Jason, Jennifer et Kovila ont joué le jeu et ont répondu sans hésiter.
Que représente l’indépendance de Maurice pour toi ?
• Samanta Myrna: Je suis contente que mon pays ne dépende pas d’un autre. Nous ne sommes pas des assistés, nous nous débrouillons pour vivre. 
• Aneesh Shalom: La liberté pour toute la nation mauricienne.
• Jason Ian Niclair : Tout simplement notre culture. Je ne me vois pas vivre dans un pays non-indépendant. Je me sentirais emprisonné.
• Kovila Poonen: Pour moi l''''indépendance représente tout simplement la liberté de vivre sans la gouvernance des Anglais.
• Jennifer Seblin: L’indépendance de Maurice se résume en un mot : «liberté». Être libre de pouvoir affirmer que je suis Mauricienne et que mon pays ne dépend de personne car Maurice a fait beaucoup de progrès au fil des années et c''est uniquement grâce au travail des Mauriciens.
Te sens-tu libre dans ton pays ?
• Samanta Myrna: Avec les temps qui courent, non, je ne pense pas, on a bien souvent peur de «voice out» notre opinion. Par peur de représailles si j''ose dire.
• Aneesh Shalom: Oui.
• Jason Ian Niclair: Euh, oui, je me sens assez libre…
• Kovila Poonen: Oui. 
• Jennifer Seblin: Oui, parce que je suis consciente que je vis dans un état démocratique et aussi parce que j''ai appris que ma liberté s''arrête là où commence celle d''autrui. C’est-à-dire je suis libre d''agir comme je veux mais je dois le faire en respectant mon voisin.
Quelles sont les choses à revoir ?
• Samanta Myrna : Trop de corruption, il faut avoir the right man in the right place et aussi pratiquer la méritocratie
• Aneesh Shalom : C’est plus difficile de voyager de nos jours. Les produits que nous importons sont trop chers. Finalement tout est trop cher chez nous. En plus on n’arrive vraiment pas à comprendre où ils veulent en venir avec les nouvelles lois sur les  permis de conduire.
• Jason Ian Niclair: Il faut avoir encore plus d''activités pour les jeunes et surtout les rendre accessible à tous pauvre ou riche.
• Kovila Poonem : La façon dont les gens pensent, il y a trop de discrimination et de racisme.
• Jennifer Seblin : Je pense que la seule chose qui nuit encore à notre société, c''est la discrimination raciale. Car même après 45 ans d’indépendance, le Mauricien s''identifie plus à sa religion, qu''à sa nationalité et parfois cette mentalité peut générer des conflits.
 
 
Publicité
Publicité
Les plus récents