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Laura, l?arme secrète de George Bush

22 octobre 2004, 20:00

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Laura Bush, l'épouse du président des Etats-Unis, affirme dans un entretien qu'elle partage avec son mari la conviction que le nombre d'avortements doit être réduit, mais ne pense pas qu'il faille revenir sur la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse.

La première dame des Etats-Unis, qui a accordé un entretien jeudi à Reuters et au Washington Post, est présentée par certains commentateurs comme «l'arme secrète» du président dans sa quête d'un second mandat à la Maison-Blanche. Interrogée sur l'avortement, un sujet très sensible aux Etats-Unis, Laura Bush dit partager avec son mari une même préoccupation face au nombre d'IVG pratiquées chaque année.

Mais tandis que George Bush s'est dit partisan de l'article de la plateforme politique du Parti républicain réclamant l'interdiction de l'avortement, elle estime qu'il ne faut pas revenir sur la décision prise en 1973 par la Cour suprême des Etats-Unis qui a légalisé l'IVG. «Nous ne débattons pas sur ce genre de sujets. Nous sommes mariés depuis trop longtemps pour passer du temps à débattre. Je comprends vraiment quelles sont ses valeurs et nous partageons les mêmes», dit-elle. «Cela ne signifie pas que nous ayons la même opinion sur tous les sujets. Mais je comprends pourquoi il a telle opinion et il comprend pourquoi j'ai telle opinion», ajoute-t-elle.

Laura Bush faisait campagne dans le New Hampshire, un Etat que son mari a remporté avec 7 000 voix d'avance il y a quatre ans mais où le duel s'annonce très serré avec John Kerry. Au cours de l'entretien, elle prend naturellement la défense de son mari, affirmant que celui-ci ne se fie pas à sa seule intuition, comme l'en accuse un article paru récemment dans le New York Times, mais qu'il consulte longuement ses conseillers avant de prendre des décisions. «Il a vraiment, je pense, une grande intuition», dit-elle, mais «discute très longuement» avec ses conseillers avant d'arriver à ses conclusions. Interrogée ensuite sur les critiques formulées à son encontre par Teresa Heinz Kerry, l'épouse du candidat démocrate ("J'ignore si elle a jamais exercé un véritable métier"), elle répond, fidèle à la timidité affectée qui la caractérise, que l'affaire est sans importance.

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