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L?auditeur Moossa Mohammad s?explique aux Casernes sur son refus à l?ICAC
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L?auditeur Moossa Mohammad s?explique aux Casernes sur son refus à l?ICAC
Le Chief Internal Auditor de la Maurtius Commercial Bank (MCB), Moossa Mohammad, aussi connu comme Jean-Marie Raisin, a été entendu pendant une heure hier par le Criminal Investigation Department (CID). Cela fait suite à l'envoi par l'ICAC (Independant Commission against Corruption) aux Casernes centrales d'un dossier le concernant. La déposition de l'auditeur, faite en présence de Me Hervé Duval Jr, porte sur son refus de se conformer à un ordre du commissaire de l?ICAC lors de son dernier interrogatoire le 23 juillet.
Ce jour-là, vers 14 heures, affirme Moossa Mohammad dans un affidavit daté du 30 juillet, un sergent de police se présente à la MCB et lui demande de se rendre à l?ICAC. Ce qu'il fait, accompagné de son avocat. Le directeur de la Corruption Investigation Division, Roshi Bhadain, l?informe que l'ICAC, dans le cadre de l?enquête sur le scandale MCB-NPF, cherche une confirmation de ses dépositions antérieures. La différence est que ses nouvelles dépositions seront consignées sous serment.
Peu après, l?on présente à Moossa Mohammad un document signé de l?assesseur Gérard Bisasur, où mention est faite, entre autres, qu?il doit ?furnish a statement in writing made under solemn affirmation?. Me Hervé Duval proteste. Des discussions s?ensuivent, portant sur l?interrogatoire de Moossa Mohammad. En tout et pour tout, l?auditeur répond à 39 questions. A l?une d?elles, il proteste formellement contre la façon dont on lui a présenté l?ordre signé de Gérard Bisasur et ajoute qu?il a été contraint de le faire.
Un sergent de police l?informe peu après qu?il est en état d?arrestation pour ?failing to comply with an order of the Commissioner?. Moossa Mohammad est relâché sur parole et le lendemain, au tribunal de troisième instance, l?ICAC tarde à déposer l?acte d?accusation provisoire. Il est ensuite remis en liberté le 25 juillet sur ordre du DPP.
Le parquet, en août, accepte que la charge contre Moossa Mohammad soit rayée dans la mesure où l?ICAC n?a pas la juridiction pour enquêter sur l'offense attribuée à l?auditeur. De fait, cette partie de l?enquête est référée au CID aux Casernes centrales. Sur place, pour soutenir ses dires, Moossa Mohammad remet au CID une copie de son affidavit.
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