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L?Athletic Bilbao au bord du gouffre

25 novembre 2005, 20:00

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Toute belle chose a une fin. Seul club, avec le Real Madrid et Barcelone, à n?avoir jamais quitté la première division espagnole depuis sa création en 1928, l?Athletic Bilbao est au bord du gouffre.

Décevante lanterne rouge d?un championnat qui ne lui fait décidemment aucun cadeau cette saison, le club basque reste sur onze matches sans victoire et n?a pris que sept points en 12 journées. Il devra maintenant se battre pour éviter une relégation qui changerait le cours de son histoire.

Bilbao, qui affronte le Real Majorque en déplacement aujourd?hui, n?a d?autre choix que de gagner. Javier Clemente, l?entraîneur, a demandé à ses joueurs de sonner la révolte. « Nous ne pouvons plus nous cacher, nous devons nous battre. Majorque doit savoir que nous venons chez eux pour gagner », a dit l?ancien sélectionneur espagnol, appelé fin octobre à la rescousse d?un club qu?il avait conduit à deux titres consécutifs en 1983 et 84. « Les joueurs sont les premiers à plaindre. Ils ne sont pas habitués à cette situation. Pour moi, il ne fait aucun doute que cette équipe est talentueuse et que les résultats suivront le jour qu?elle aura décidé d?exploiter pleinement son potentiel ».

Le leader, l?impressionnant FC Barcelone, recoît le Racing Santander au Nou Camp dans un match où les regards seront braqués sur Ronaldinho, favori pour le Ballon d?or, qui sera attribué lundi.

Le club catalan, crédité de 25 points, devance à la différence de buts la belle révélation de la saison, l?Osasuna Pampelune, qui reçoit pour sa part Alaves.

Le Barça baigne dans l?euphorie après avoir réduit en peau de chagrin un Real Madrid vieillissant la semaine dernière à Santiago Bernabeu, 3-0. Mercredi, Samuel Eto?o et ses coéquipiers ont remis ça, cette fois en Ligue des champions face au Werder Brême, 3-1, ce qui leur a permis d?obtenir leur billet pour les huitièmes de finale. Franchement, on voit mal le pauvre Santander tenir longtemps debout au Nou Camp.

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