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L?art de la reproduction selon Diane Henry
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L?art de la reproduction selon Diane Henry
Dès sa première exposition, Diane Henry bouscule les genres. De la macrophotographie imprimée sur canevas mais aussi des reproductions de Chazal dont elle serait une arrière-arrière-petite nièce. Elle ose.
?Ce que je fais ? Difficile de donner une définition?, lâche modestement Diane Henry, jeune artiste qui ratisse large. Pour se faire une idée, il suffit donc de se rendre à la galerie du Moulin Cassé, Péreybère jusqu?à ce soir? Et même après, puisque l?artiste a installé son atelier au Vieux Moulin à l?arrière de la salle d?exposition.
La première exposition de Diane Henry est en deux volets. L?un, intitulé Exoticisme, célèbre la passion de la nature pour la couleur et le design. L?autre, baptisé Chazalism, est une reproduction d?une collection originale du peintre et écrivain Malcolm de Chazal.
Diane Henry ose, dès sa première expo, s?attaquer à un mythe. Mais elle était probablement prédisposée à cela car elle a visiblement baigné dans le ?chazalisme? depuis les premiers moments de sa vie d?artiste et probablement même avant.
Avec les tableaux du maître, objets de fascination pour ceux qui se laissent séduire. Hervé Henry, le père de Diane, possède une collection d??uvres variées du peintre-écrivain et sa famille possède une filiation lointaine avec Malcolm de Chazal. Ce qui ne laisse personne insensible. Ni intact. On s?en sort finalement, comme Diane Henry, avec le besoin irrésistible de faire connaître.
Qualité irréprochable et procédé sophistiqué
Et pour la jeune femme, l?honnêteté intellectuelle prime sur l?envie d?exploiter l?image. Les reproductions de Diane Henry sont fidèles : le format, la qualité du produit, le respect de l??uvre originale. La qualité est vraiment irréprochable grâce à un procédé assez sophistiqué.
Dix reproductions ont déjà été acquises, durant l?exposition, par la Fondation Malcolm de Chazal. Diane Henry affiche déjà la couleur : 200 reproductions seront mises sur le marché, à Rs 5 500, prix de départ. Mlle Henry garantit même la durée de vie de la reproduction, des dizaines d?années, ?contrairement aux autres reproductions de Chazal?.
Mais l?exposition et l??uvre de l?artiste ne doivent pas s?arrêter aux reproductions de Chazal. Car sa spécialité c?est visiblement la macrophotographie, un genre qui lui a récemment ouvert son univers et dans lequel elle se plonge allègrement?
Les fleurs, c?est ce qui attire son regard, en premier lieu. Est-ce un héritage de son arrière-arrière-grand-oncle ? Elle s?y intéresse de près, de très près en tout cas. À tel point qu?elle en fait la pièce maîtresse de son ?uvre artistique, ainsi que ?toutes ces petites choses de la nature?, des pétales rouge-feu, les nervures d?une feuille, une goutte d?eau, les spirales vertigineuses d?un coquillage, le tout imprimé sur canevas.
On reproche déjà à Diane Henry d?être à mi-chemin entre la décoration et l?art ? Elle n?a pas l?air de s?en faire. Ses ?uvres non-exclusives, elle a même prévu de les proposer aux architectes et aux hôtels. Cela dérange les puristes. Mais Diane Henry s?en moque, visiblement plus préoccupée à donner libre cours à ses impulsions créatrices.
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