Publicité

L?armée comorienne en retraite des présidentielles

11 mai 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les représentants de l?Union africaine (UA) ont mis les points sur les i hier au cours d?une conférence de presse qui comptait de nombreux envoyés spéciaux venus de l?étranger. Suite aux déclarations du président de Ngazidja El-Bak, qui mettait directement en cause José Madeira, représentant spécial du président de l?Union africaine, et Mourad Taïati, chef du bureau de liaison de l?UA à Moroni, mais aussi de rumeurs sur l?implication de l?armée nationale dans le processus électoral, José Madeira est revenu sur les termes de la convention qui lie l?UA et l?Union des Comores.

?Il est regrettable que des interprétations tendancieuses tendent à faire croire que l?Amisec s?apprêterait à dévier de sa mission?, a-t-il martelé. ?Je dois appeler le peuple comorien à ne pas se laisser tromper par des hommes et des femmes politiques qui ont gâché leur opportunité de servir le peuple et maintenant se livrent à des man?uvres pour le tromper et tromper les médias et entacher un processus qui à nos yeux, va bien.?

À l?origine des rumeurs concernant la participation des militaires comoriens au processus électoral, une modification entre le premier projet d?accord et celui qui a été finalement envoyé à Addis-Abeba. Dans le premier, l?Amisec avait pour mission de ?s?assurer que pendant le processus électoral, les forces de sécurité comoriennes aussi bien celle de l?Union que celles des îles autonomes et leurs équipements (armes et munitions) sont mises en casernes?.

Le second projet et donc l?accord définitif sont moins précis : les forces africaines doivent ?vérifier que, pendant la période électorale, les forces de sécurité comoriennes (?) ne sont pas impliquées dans le processus électoral?. ?Ce qu?il s?est passé, c?est que les entités n?ont pas eu le sérieux de comprendre le sérieux du document?, a lancé José Madeira en enfonçant le clou. ?Ils se sont fait représenter, où ils n?étaient pas représentés?

?Mais le deuxième projet a été adopté par tous. Et c?est exactement celui-là qui a été signé?, a-t-il dit avant de préciser : ?Nous ne voulons pas des soldats et des gendarmes autour des bureaux de vote.? Par ailleurs, José Madeira a rappelé qu?il avait fait la demande de nouveaux effectifs auprès de l?Union africaine. Il n?a pas précisé le nombre mais a promis une présence physique dans l?ensemble des bureaux de vote.

<B>Lisa GIACHINO

Le Canal.com</B>

Publicité