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Lalit : «Bizin ouvert lizie syndika»

2 février 2008, 00:00

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Interpeller la population sur la nécessité de pratiquer une «politique consciencieuse» basée sur un programme. C?est ce que propose de faire Lalit à travers un nouveau programme d?action actuellement en préparation. Les dirigeants de Lalit ont convié leurs membres au siège du parti à Grande-Rivière-Nord-Ouest hier pour assister à un séminaire de trois jours sur le thème « Fas a nuvo faz imperyalism : Le Parti, Program-là, Klas travayer internasyonalism».

Ram Seegobin, dirigeant de Lalit, a déclaré que le pays passe par une crise économique structurelle qui affecte la vie de la population : «L?attitude du gouvernement et de l?opposition est de prétendre qu?il faut un programme de réforme structurelle pour vous faire payer encore plus.»

On constate que les banques et les hôtels sont en train de réaliser des milliards de profit alors que le peuple est en train de s?appauvrir davantage, a-t-il poursuivi. Tout augmente, à l?image du pain, du lait et du ciment. Cette «crise structurelle» affecte l?industrie sucrière et le tissu social, sans compter qu?elle favorise l?emploi au jour le jour et précaire.

La crise sociale se manifeste aussi au travers du banditisme rapporté et des problèmes ressentis au sein des familles. Le combat de Lalit consistera, dit Ram Seegobin, de mettre l?accent sur un programme pour un «changement radical de la société». Ce changement, a-t-il soutenu, se fera par une mobilisation sur les lieux de travail, et pas seulement «sous la varangue des boutiques».

Sauvegarder l?emploi</B>

Abordant un champ plus large, Ram Seegoobin s?est dit conscient que le pays n?est pas à l?abri d?un déséquilibre écologique qui aurait des effets sur la production de riz et de lait. Le monde est aujourd?hui contrôlé par ceux qui ont le pouvoir économique, a-t-il dit, évoquant la «propagande» sur le terrorisme pour avoir le contrôle du pétrole et le durcissement des lois pour restreindre les libertés fondamentales.

Lalit croit dans les associations qui prônent l?altermondialisme et dit ne pas comprendre que les syndicalistes acceptent aussi facilement le Voluntary Retirement Scheme (VRS), une forme de licenciement déguisé. Les syndicalistes se doivent de saisir la portée du VRS, qui pourrait entraîner une réduction de leurs membres. «Bizin ouver lizie syndika», a-t-il dit, mais les syndicalistes ne semblent pas intéressés à collaborer.

Pour Rajni Lallah, membre du comité central de ce parti, Lalit a démarré, dès 1983, une campagne de mobilisation quant à la nécessité de contrôler l?économie et de sauvegarder l?emploi. C?est la raison pour laquelle il fallait introduire une allocation-chômage et freiner la dépréciation de la roupie, a-t-elle déclaré.

Parlant de la démocratisation de l?économie, elle s?est demandé si cette mesure profite à la population entière ou à un groupe de patrons. Les partis de l?opposition ne savent pas comment réagir dans ce genre de situation et préfèrent rester sur la défensive en évoquant les problèmes des travailleurs.

Ram Seegobin a aussi repris la question, affirmant que les grands partis politiques du pays sont gérés comme des compagnies et que le sort de la population leur importe peu. Il a aussi déclaré que dans le passé, les jeunes prenaient l?initiative de débattre de sujets sensibles et qu?il est malheureux qu?ils ont dû attendre l?appel d?un syndicaliste pour descendre dans la rue.

Ce commentaire a soulevé la réaction d?une étudiante qui a déclaré qu?il est malheureux que les autorités ne prennent pas en considération l?avis des jeunes pour le développement du pays.

Alain Ah-Vee, qui présidait la réunion, a déclaré qu?à la fin de ce séminaire, Lalit formulera des résolutions sur la hausse des prix et les conditions de travail à Maurice.

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