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L?Ahrim conteste la cherté des chambres d?hôtel
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L?Ahrim conteste la cherté des chambres d?hôtel
Le rapport du World Travel and Tourism Council (WTTC) relance la polémique dans le monde de l?hôtellerie et du tourisme. Ce rapport établit que les hôtels mauriciens sont les plus chers au monde. Le prix moyen d?une chambre pour la nuit est de Rs 9 475. Et l?Association des hôteliers et restaurateurs de l?île Maurice (Ahrim) conteste les chiffres du WTTC.
?Tout est une question d?échantillonnage. Il faut savoir comment a été réalisé l?échantillon d?hôtels qui ont servi de base pour estimer le prix moyen d?une chambre. Si on a pris que le St-Géran, le Prince Maurice et le Touessrok, cela donnera effectivement un prix élevé. Mais il faut savoir qu?il y a aussi des petits hôtels où on peut trouver une chambre à 40 euros la nuit. Il faut relativiser?, commente le vice-président de l?Ahrim, Jean Michel Pitot.
L?étude du WTTC a pris en compte les prix offerts par les établissements se trouvant dans la catégorie des trois-étoiles jusqu?aux palaces. Et l?Ahrim établit que le prix moyen d?une chambre à Maurice tourne autour de 153 euros.
Pour Jean-Michel Pitot, il est important de préciser que les prix ont peut-être augmenté en roupies à cause de la dépréciation de la monnaie mais pas en euro ou en dollars. Les hôteliers avaient utilisé le même argument l?année dernière quand Netherlands Airports Consultants (Naco) avait estimé que les prix des chambres d?hôtels avaient augmenté de 31 % en trois ans.
Le vice-président de l?Ahrim trouve impensable que les hôteliers locaux puissent pratiquer des prix à leur guise, sans tenir compte des réalités commerciales du marché. ?Nous sommes dans une logique économique et nous devons en tenir compte?, soutient-il.
?Positionnement haut de gamme?</B>
Pour un autre spécialiste de l?hôtellerie, une des raisons qui a pu contribuer à la hausse du prix moyen des chambres à Maurice est la tendance ces dernières années à monter en gamme et à rénover les établissements existants. Cela, afin de pouvoir pratiquer des tarifs plus élevés.
Face à la stagnation des arrivées de touristes, la stratégie des hôteliers a été de rechercher des marchés plus rémunérateurs. C?est d?ailleurs une des raisons qui explique les bénéfices impressionnants des grands groupes hôteliers.
?Malgré tout ce qu?on dit sur nos tarifs, le fait est qu?il y a une clientèle pour nos hôtels et dans ces catégories de prix. Cela démontre que l?hôtellerie mauricienne tient le haut de l?affiche et cela reflète aussi notre positionnement haut de gamme?, poursuit Jean-Michel Pitot. Ce dernier récuse aussi l?argument selon lequel les hôtels sont plutôt vides en hiver parce que les hôteliers ne révisent pas leurs prix à la baisse en période creuse. En fait, les hôtels baissent leurs prix de 40 % entre mai et octobre comparés aux tarifs pratiques entre octobre et mai. ?Cela peut se vérifier dans n?importe quelle brochure?, soutient Jean-Michel Pitot.
Le rapport du WTTC sur les prix des chambres relance le débat sur la politique des prix pratiqués par l?hôtellerie locale. Pour beaucoup, et notamment Air Mauritius, c?est la principale raison expliquant la stagnation du nombre d?arrivées touristiques. Mais le vice-président de l?Ahrim se montre intransigeant : il ne faut pas, dit-il, s?attarder sur cette polémique.
?Maintenant que le verrou de l?accès aérien a sauté, nous sommes confiants que cela va dynamiser l?industrie. Il nous faut désormais aller de l?avant. C?est ce que je souhaite?, résume Jean-Michel Pitot.
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