Publicité

L?affaire Varma classée

1 décembre 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Directeur des poursuites publiques (DPP) a avisé un «no further action» dans l?affaire du député avocat Yatin Varma. C?est ce que fait ressortir un communiqué de presse sur le site officiel de l?Independent Commission Against Corruption (ICAC). «Des allégations portées contre M. Yatin Varma ont été rapportées à l?ICAC. L?enquête a démarré le 27 juillet 2007 et a été complétée le 21 août 2007. L?affaire a été référée au Directeur des poursuites publiques après enquête, le DPP a décidé un no further action.»

Yatin Varma faisait l?objet d?allégations de trafic d?influence. Il avait dû démissionner de son poste de président du comité parlementaire de l?ICAC. On ne sait toutefois pas s?il va retrouver son poste. Invité à réagir, le député n?a pas souhaité faire de commentaire.

Comme nous l?annoncions le 26 septembre, l?ICAC ne comptait pas poursuivre le député de la majorité. Elle avait recommandé un non-lieu en faveur de Yatin Varma. Information qu?avait démentie le directeur général de la commission. Nous écrivions que l?enquête avait démontré que le député et avocat Yatin Varma avait cherché de l?emploi auprès de plusieurs instances parapubliques. Toutefois, celles où il a exercé ont affirmé que c?était le conseil d?administration qui avait pris la décision de le nommer.

Tout commence lorsque Yatin Varma écrit à un ministère pour offrir ses services comme conseil légal d?un organisme parapublic sous la tutelle de ce ministère. La lettre est publiée dans la presse. L?affaire prend une dimension politique et fait l?objet d?une interpellation au Parlement. L?adversaire politique et confrère au barreau de Yatin Varma, Anil Gayan, demande une enquête de l?ICAC pour trafic d?influence.

Plus tard, une deuxième lettre de proposition de services fait scandale, alors même que Yatin Varma affirmait n?avoir adressé qu?une seule lettre. C?est une correspondance au Medical Council. Il s?agit en fait d?une copie. Les enquêteurs de l?ICAC n?ont pas retrouvé l?original et ont appris du conseil de l?Ordre des médecins que la lettre se serait «perdue».

Dans le cas d?une première lettre adressée au ministère de la Femme, un préposé aurait affirmé, pour les besoins de l?enquête, que la lettre n?a pas été prise en considération. Comme pour une demande faite auprès du ministère du Tourisme, qui dit n?avoir pas tenu compte de la lettre du député. D?autres correspondances tendent à démontrer que le député a également cherché et obtenu de l?emploi auprès d?autres organismes parapublics, dont les Casinos de Maurice, la Mauritius Film Development Corporation et la State Investment Corporation.

Dans les cas où il a été retenu, il a été a démontré qu?il a été nommé conseil juridique par le conseil d?administration.

Publicité