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L?affaire Choonee relancée

10 février 2004, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

NOUVEAU développement dans l?affaire Choonee. Le Directeur des poursuites publiques (DPP) aurait demandé à la police un relevé bancaire de l?ex-ministre, qui manquerait au dossier soumis par les enquêteurs. Le ministre a également été convoqué aux Casernes pour d?autres éclaircissements. Selon des milieux proches des enquêteurs, l?enquête de la police serait complétée d?ici deux semaines et un nouveau dossier envoyé au DPP.

La police enquête en janvier 2003 à la requête du ministère des Terres sur l?octroi suspect d?un terrain de l?Etat à Palmar. Un courtier incrimine l?ex-ministre Choonee. L?enquête est peu après transférée à l?Independent Commission against Corruption (Icac). L?ex-ministre est interrogé et arrêté le 23 janvier. Il est accusé provisoirement d?être impliqué dans la transaction avec son conseiller Jayprakash Durbharry. Il est relâché sous caution et son avocat, Me Yousuf Mohamed, lui obtient le 21 août un non-lieu, la loi n?autorisant pas l?Icac à enquêter sur des faits antérieurs à sa création.

Le dossier retourne au CCID et, le 12 novembre, l?ex-ministre est de nouveau provisoirement accusé de complot avec Jayprakash Durbarry et Habib Soobhany pour avoir soutiré Rs 3 m de Hassim Bawamia contre promesse de huit arpents de terres à Palmar. Il est libéré le même jour après avoir payé une caution de Rs 150,000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 2 millions.

Informations ?capitales?

Quand le DPP examine les pièces du dossier remis par la police en décembre 2003, le relevé bancaire de Mukesshwar Choonee pour la période où il était ministre de l?an 2000 jusqu?à sa démission en janvier 2003, n?y figure pas. L?enquête en fait cependant mention par écrit. Ce relevé de compte concernerait des transactions de Mukesshwar Choonee à la banque Barclays. Selon des sources proches des enquêteurs, le relevé serait toujours en possession des enquêteurs.

Quand le dossier a été bouclé, aucune raison n?aurait été fournie pour cette omission. Le DPP aurait donc renvoyé le dossier aux enquêteurs estimant qu?il y ?manque des informations capitales?. Ces derniers sont formels que, dans le dossier final envoyé au DPP en décembre 2003, ?il n?y a pas suffisamment d?éléments pour incriminer? l?ex-ministre des Terres et du Logement. Cet argument ne l?aurait cependant pas convaincu à ce jour.

L?ex-ministre aurait aussi été convoqué la semaine dernière au CCID pour des éclaircissements. Accompagné de son épouse et de son homme de loi, il a été entendu pendant plus de deux heures.

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