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La zone franche veut se refaire une santé

11 septembre 2004, 20:00

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Les syndicats avaient obtenu préséance. Paul Bérenger a écouté leurs critiques et suggestions le 30 août dernier. Cette semaine, c’était au tour du patronat et aux organismes de facilitation de l’entreprise de proposer leur vision de l’avenir de la zone franche à Maurice. Les listes de doléances et de solutions en tous genres ont été ressorties. Contraints par une conjoncture internationale qui rend l’offre textile et habillement mauricien de moins en moins attractive, les décideurs choisissent de refaire du neuf avec du vieux.

A l’impossible, nul n’est tenu. La Mauritius Export Processing Zone Association (MEPZA), la Chambre de commerce, l’Export Processing Zone Development Authority (EPZDA) et les autres s’en tiennent au dicton. Les demandes et suggestions continuent à tourner autour de thèmes que l’on connaît. Encourager les entreprises à se regrouper tout en privilégiant l’intégration verticale. Tarifs préférentiels pour les utilités publiques. Facile à dire et très difficile à mettre en place. Comment proposer, par exemple, un kilowatt/heure moins cher quand le prix de l’huile lourde servant à fabriquer l’électricité ne cesse de grimper?

On reparle de la Textile Emergency Support Team (Test). Initiative fort louable. La Test qui avait négocié un démarrage remarqué et appréciable il y a un an pour ensuite se perdre dans des méandres administratifs et procéduriers qui ont fini par freiner son élan initial.

Et que dire des éternels problèmes de financements ? Le National Equity Fund (NEF) continue d’être présenté comme l’organisme qui apportera enfin le précieux financement aux projets de modernisation et de restructuration des usines. Mais le nombre de solutions réellement apportées par le NEF reste toujours bien en deçà des attentes de l’industrie.

Restent quelques autres demandes et la patate chaude du moment : les licenciements. A cela le gouvernement répond par « des études sociologiques » qui seraient censées expliquer comment les personnes âgées de 45 ans et plus pourraient être recasées. On ressort même du placard les vieux embryons d’idées sur « le portable pension » dans la zone franche.

Et dire que le choc de l’après Accord multifibre est prévu dans quelques mois à peine !

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