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La Thaïlande ne voit pas de rôle étranger dans l?attentat
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La Thaïlande ne voit pas de rôle étranger dans l?attentat
<B>LES AUTORITÉS</B> thaïlandaises ne soupçonnaient hier aucune organisation étrangère d?être à l?origine de l?attentat contre un bar du sud du pays qui a fait une trentaine de blessés.
?Nous n?avons aucun élément de preuve établissant que des groupes internationaux ont planifié l?attentat à la bombe ou envoyé quelqu?un pour le faire?, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Jakrapob Penkair.
?Il reste une insurrection dans ce pays, il reste des troubles que le gouvernement thaïlandais doit essayer de gérer et de résoudre?, a-t-il poursuivi en marge d?un conseil de sécurité du gouvernement.
La Thaïlande a instauré des mesures de sécurité drastiques dans le sud du pays, à majorité musulmane, après l?explosion d?une bombe devant un bar de la ville de Sunghai Kolok, située à la frontière avec la Malaisie, qui a fait 29 blessés dont six à huit touristes malaisiens.
Hier, quatorze personnes étaient toujours hospitalisées, dont deux Malaisiens dans un état jugé critique par les médecins.
Premières victimes civiles depuis janvier
La plupart des victimes sont des hôtesses travaillant au Top Ten, le bar karaoké visé par la bombe dissimulée dans une moto garée devant l?établissement. Il s?agit de la première attaque visant des civils depuis le début, en janvier, d?une vague de violences dans la région.
?Le point de vue du gouvernement reste le même, à savoir qu?il ne s?agit pas de terrorisme international comme les insurgés tentent de nous le faire croire?, a insisté le porte-parole du gouvernement thaïlandais.
Aucun groupe n?a revendiqué dans l?immédiat cet attentat survenu dans la province de Narathiwat, où a été instaurée la loi martiale depuis l?attaque en janvier d?un camp militaire par des hommes armés. Cette attaque avait fait quatre morts parmi les soldats, et les assaillants étaient repartis avec de nombreuses armes volées sur place.
De sources autorisées à Bangkok, on estime que l?attentat contre le Top Ten et, plus généralement, les violences observées depuis le début de l?année dans cette province, pourraient marquer une reprise de la guérilla séparatiste active dans les années 1970 et 1980.
Plus de 80 personnes ont succombé à la vague de violences survenue dans la région depuis le raid de janvier contre l?armée. Nombre de ces attentats ont été perpétrés par des gens circulant à moto. Les précédentes attaques visaient des policiers ou des représentants du gouvernement et des bâtiments officiels.
En s?en prenant à des civils fréquentant les bars de la région, les auteurs de l?attentat contre le Top Ten pourraient porter un coup sévère au tourisme local. Les Malaisiens représentent 90% des visiteurs étrangers de la région, essentiellement des hommes attirés par les boîtes de nuit et autres établissements nocturnes des villes frontalières thaïlandaises.
<B>Kittipong Thaicharoen </B>
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