Publicité
La technologie au service de la gestion de portefeuille
Par
Partager cet article
La technologie au service de la gestion de portefeuille
Du nouveau dans l’offshore. La juridiction mauricienne abrite depuis peu sa première compagnie de gestion de patrimoine basée localement. Il s’agit de l’Indian Ocean Asset Management Ltd (IOAM).
Cerise sur le gâteau, la société a élu domicile dans la cybertour à Ebène où elle peut exploiter tout le potentiel de la plate-forme informatique qu’elle a développé et qui fait sa différence.
Les autorités sont enchantées que l’IOAM ait choisi Maurice pour s’implanter. Une société capable d’offrir de nouveaux services financiers en utilisant les dernières technologies informatiques, voilà qui correspond au profil idéal de ce que les autorités souhaitent voir se développer à Maurice. L’ouverture officielle de l’IOAM est prévue pour mercredi prochain (1er décembre).
L’IOAM est effectivement différente des quelque 200 fonds d’investissements que compte l’offshore. Ces fonds sont uniquement domiciliés à Maurice. L’administration, la gestion et les décisions d’investissements sont prises ailleurs, à Londres ou à New York, par exemple. Ces fonds ne font qu’utiliser Maurice comme route d’investissement vers l’Inde ou d’autres pays.
A la différence de l’IOAM qui est basée à Maurice. Son Chief Executive Officer (CEO), Lester Petch, de même que son Senior Investment Manager, Philip Hadley, opéreront de Maurice.
Autre différence : l’IOAM n’est pas un gestionnaire de fonds – le fonds étant la somme totale des épargnes réunies et investies dans un portefeuille commun. La nouvelle société est une gestionnaire de patrimoine où chaque client a un compte séparé et un portefeuille d’actifs différent.
L’IOAM a comme clientèle les fortunes personnelles – les high net worth individual – les corporate, les institutions financières, les avocats, les comptables et, en gros, les professionnels en conseil financier. Cette clientèle internationale est essentiellement basée en Asie et en Europe.
Lester Petch estime qu’à la fin du premier trimestre depuis le début des opérations de la société, elle devrait avoir entre Rs 780 millions et Rs 1 milliard d’actifs à gérer (entre £ 15 millions et £ 20 millions).
En termes de placements, l’IOAM privilégie les valeurs boursières et les bons mais uniquement dans les grandes places financières de la planète et dans les grandes compagnies internationales.
Si les promoteurs de l’IOAM ont choisi Maurice comme base d’opération, c’est principalement à cause du fuseau horaire idéal dans lequel se trouve le pays. “En une seule journée de travail, nous pouvons parler avec l’Asie tôt le matin et traiter avec l’Europe et les Etats-Unis plus tard dans l’après-midi”, explique Lester Petch.
Dans le même fuseau horaire, l’IOAM aurait aussi pu s’établir à Dubayy ou aux Seychelles. “Dubayy, c’est trop cher et les Seychelles ne sont pas aussi avancées en technologie et dans les services financiers que Maurice”, précise Lester Petch.
Employés mauriciens
Les incitations fiscales, la réglementation de l’offshore et des services financiers en général, le niveau des infrastructures technologiques, l’état d’avancée de l’économie et des services financiers et l’environnement du pays en général sont autant d’autres facteurs qui ont pesé dans la balance.
Philip Hadley ajoute qu’il a trouvé à Maurice la main-d’oeuvre qualifiée dont il a besoin. Deux des hauts cadres de la société sont mauriciens. Le responsable de la finance et de l’administration est Raj Brigemohane tandis que Sandesh Gungaram gère la technologie informatique.
Deux autres Mauriciens diplômés de l’université sont en train d’être initiés à la gestion du patrimoine. Actuellement l’IOAM emploie huit personnes dont six Mauriciens. Dans un deuxième temps, elle compte en employer une quinzaine.
Peu importe la croissance du business, la société n’emploiera jamais plus de personne. La raison : elle a développé une plate-forme informatique baptisée PHAROS qui aide à limiter le recours aux ressources humaines. De nombreuses opérations telles que le calcul de la valeur des portefeuilles sont faites automatiquement.
La particularité de l’IOAM est qu’elle assure à ses clients un accès à leurs comptes 24 heures sur 24. Via l’internet un client peut à tout moment consulter son compte, avoir une évaluation en temps réel de son portefeuille et être informé des dernières transactions effectuées.
“Nous nous sommes rendu compte que le plus grand problème que rencontrent les gens dans notre profession, les clients comme les régulateurs, c’est l’information et la transparence. C’est pour résoudre ce problème que nous avons conçu ce système informatique où l’information est accessible en ligne, à tout moment et en temps réel”, déclare Lester Petch.
Le système ajuste automatiquement l’évaluation d’un portefeuille à partir d’une nouvelle information. Par exemple, si le dollar plonge, la valeur du portefeuille d’un client est réajustée.
Le client n’a pas à appeler l’IAOM pour connaître l’évolution de son portefeuille. Il n’a qu’à cliquer. “Nous n’avons pas besoin d’un centre d’appels pour répondre aux questions de nos clients”, résume Philip Hadley.
Publicité
Publicité
Les plus récents