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?La survie du textile dépend de la compétitivité du secteur?

6 juin 2007, 00:00

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La survie de nos industries devra se faire sans traitement préférentiel. Paul Ryberg, lobbyiste américain du gouvernement mauricien, a soutenu hier ce concept lors d?un séminaire organisé par le ministère des Finances au Vaghjee Hall. à partir de 2008, les pays moins avancés (PMA) pourront exporter tous les produits vers les états-Unis, en hors taxe. Paul Ryberg ?uvre actuellement pour que des produits sensibles, incluant ceux de l?industrie du textile, soient exclus de cette nouvelle politique.

Paul Ryberg encourage cependant les entreprises mauriciennes à trouver les moyens de se rendre de plus en plus compétitives. ?Dans le long terme, les traitements préférentiels disparaîtront et la seule façon de survivre, c?est d?être compétitif?, affirme-t-il.

Et afin de l?être, l?intégration verticale est l?outil qu?il préconise. Par rapport au textile, il prône donc le fait que toutes les étapes de cette industrie, à commencer par la filature jusqu?à la production de vêtements, soient faites à Maurice. De plus il estime qu?il est primordial que l?industrie textile locale afin de devenir compétitive ?minimise les délais de livraison, les problèmes de qualité, et maximise les opérations?.

Si Paul Ryberg est en faveur de l?intégration verticale, il pense aussi que le textile mauricien devrait être ?focused? dans son approche. Ainsi, si nous arrivons à produire le fil localement, il faudrait que cette production soit restreinte en termes de variété. ?Le textile est un secteur difficile. Il se modernise et requiert une technologie de pointe. Les entreprises mauriciennes devront faire appel à des partenaires étrangers. Mais il sera impératif de créer la dispersion et de se spécialiser dans la production de certains fils uniquement?, explique Paul Ryberg.

Prendre avantage des dispositions de l?AGOA

Cependant, le lobbyiste ?uvre actuellement pour une dérogation de 3 % par rapport à la politique prônée par le gouvernement américain. Ainsi à partir de 2008, les exportations des PMA vers les états-Unis ne seront pas taxables avec cette dérogation de 3 % qui couvrirait probablement des produits tels que le sucre, ainsi que le textile et l?habillement. Paul Ryberg s?attend à ce que le projet de loi qui mettra en place cette dérogation de 3 % passe devant le congrès américain cette année. ?De par la façon dont le Congrès fonctionne, il faut attendre qu?un package de projets de lois reliés au commerce soit présenté. Il est fort probable que les projets de loi soient présentés avant la fin de l?année car l?année prochaine se tiendront les élections présidentielles?, soutient le lobbyiste.

Selon Paul Ryberg, cependant, Maurice ainsi que les autres pays africains devraient exploiter des secteurs autres que le textile. Les opportunités ouvertes sous l?African Growth and Opportunity Act (AGOA) ne se limitent pas qu?au textile. ?Il y a 6 000 produits qui sont éligibles pour l?export hors taxe sous l?AGOA. La plupart des pays africains, y compris Maurice, n?ont pas pris avantage de cette disposition?, soutient Paul Ryberg. Il encourage les divers pays africains, non pas à développer de nouveaux produits calqués sur cette liste, mais à identifier ceux qu?ils produisent déjà et qui pourraient être exportés de manière plus significative.

Du 14 au 16 novembre, la Corporate Council on Africa (CCA) organisera un forum à Cape Town en Afrique du Sud. La CCA est une organisation qui rassemble des hommes d?affaires américains qui font du commerce avec les pays d?Afrique. Ce forum sera aussi accompagné d?une foire commerciale. 1 500 à 2 000 participants américains et africains sont attendus. ?Cette réunion représentera une opportunité de rencontrer les acheteurs et importateurs américains et d?explorer les manières d?améliorer la compétitivité?, affirme Paul Ryberg.

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