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La suprématie du QEC, à nouveau...
Six des 12 lauréates du QEC sont soit fille, s?ur ou nièce de lauréats. Ou tout bonnement fille d?un parent classé. Portraits de tous les boursiers 2006 qui évoquent leur parcours, leurs attentes, leurs projets, et disent ce qu?ils pensent de la réforme Gokhool pour l?introduction de collèges nationaux. A ce chapitre, guère de surprise, l?élite ne va pas critiquer un système qui l?a produite...<B>Queen-elizabeth college
Anju Phoolchund : ?Je crois dans le système malaisien?</B>
Elle est la fille de Harry, médecin et ex-politicien, lauréat du Collège Royal de Curepipe et de mère malaisienne. Classée 12e au CPE au sir Veerasamy. Ringadoo (SVR) Government School, elle avait choisi le QEC en raison de sa réputation d?excellence. Anju a su naviguer entre études et loisirs car elle n?a jamais arrêté le piano et le violon au Conservatoire François-Mitterrand. Pour ce futur médecin, la réforme Gokhool est davantage porteuse de problèmes que de solutions. ?Il y aura plus d?élèves à avoir un A+ que de places dans les neuf collèges nationaux.? Elle est pour une compétition saine mais pas pour cette sélection qu?elle juge prématurée pour des élèves de 11 ans. «En Malaisie, il y a un examen national à la fin de la Form III. Même si aucun système éducatif n?est parfait, je crois davantage dans le système malaisien.»
<B>Hannah Ng Kee Kwong dans la marmite familiale</B>
18 ans, fille de Kian, oto-rhino-laryngologiste, responsable de l?hôpital ENT de Vacoas, a eu pour modèles son père mais surtout les frères de ce dernier qui ont été lauréats et qui se sont spécialisés en médecine. L?aînée de quatre enfants, qui s?était classée 13e au CPE au Notre-Dame-des-Victoires RCA, n?a pas échappé aux leçons qui constituent ?un coup de pouce psychologique?. Mais deux fois la semaine, elle était libre de pratiquer le piano et de jouer au tennis. Ayant grandi dans un univers médical, elle veut faire médecine. Ce n?est pas tant la réforme Gokhool qui inquiète Hannah, 18 ans, même si elle pense qu?il faut attendre sept ans pour constater ses implications. Elle est préoccupée par un système qui n?arrive pas à cerner les compétences des uns et des autres et les canaliser en conséquence. ?Je suis passée par le ranking et je m?en suis bien sortie. Mais je sais que je fais partie de la minorité. La majorité doit aussi être considérée.?
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