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La serre médicinale des parents
?Il faut désormais donner un hameçon au lieu d?un poisson?, dit avec conviction Anooradah Pooran, présidente de l?Association pour l?Education des Enfants Défavorisés (APEDED). L?école maternelle Mini Keums, située à la route Paul Baillache, qu?elle dirige, opte pour la culture de plantes médicinales sous serre. Le projet met à contribution les parents des enfants défavorisés qu?accueille l?école. Sur cinquante-deux enfants qui fréquentent l?établissement, une trentaine viennent de familles en difficulté. Le projet est co-financé par l?UNDP-Global Environment Facility-Small Grant Programmes et la British High Commission. Les recettes de la vente des plantes médicinales seront partagées entre les parents concernés. Ce qui résoudra en partie leurs problèmes financiers.
La serre fait environ 900 pieds carrés. Des semences d?aloe vera, de menthe, entre autres, seront mises en terre cette semaine si la livraison des bacs bleus, appropriés pour la culture sous serre, se fait à temps. La direction a passé la commande pour les bacs recommandés pour la culture, mais la livraison est en retard. Les parents des élèves concernés ont déjà les semences chez eux.
La vingtaine de mamans concernées ont eu le support technique de l?Agricultural Research and Extension Unit (AREU). Elles ont suivi des cours sur la déshydratation et le pourcentage d?humidité requis sous la serre. Les futures femmes d?affaires ont également été formées en marketing.
Cours de rattrapage
La directrice de l?école ne veut pas de différence dans sa classe. C?est pourquoi elle exige que tous les enfants portent l?uniforme. Depuis 1996, Mini Keums, accueille des petits moins bien lotis à la maternelle. Elle leur offre un repas et les éduque gratuitement. Cette année, la directrice a donc décider de faire les parents participer aux activités de l?école.
?Il y avait des parents qui hésitaient à envoyer leurs enfants à l?école.Ils ne voulaient pas les voir avec ceux qui sont de familles modestes. On leur a fait comprendre que les enfants peuvent se rencontrer plus tard au collège. Alors pourquoi créer ce malaise? ?
Les anciens écoliers, aujourd?hui dans le primaire, sont toujours suivis par la directrice. L?école reste ouverte des fois pour des cours de rattrapage. ?Etant donné que ces enfants démunis ne pourront pas payer pour des leçons particulières, l?école leurs offre des cours de rattrapage. Pas question que ces enfants finissent dans la rue?, dit Anooradah Pooran. Toutefois, la directrice voudrait remercier Pamela Bapoo-Dundoo, la responsable de l?UNDP à Maurice.
Par ailleurs, les écoliers préparent un spectacle sur l?histoire de Blanche-Neige pour le dernier jour de l?école.
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