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La régionalisation dans l?impasse
Steve Pierre Louis, secrétaire du Comité régional du football de Rodrigues est sceptique quant à l?application de la loi sur la régionalisation dans l?île. Le nouveau délai pour l?enregistrement des clubs, accordé par le Registrar of Associations, expire le 18 avril prochain. Mais selon Steve Pierre Louis, à ce jour seuls 2 des 44 clubs de foot de l?île ont été dûment enregistrés auprès du Registrar. Il s?agit de Boysters et de Barbados , deux des huit équipes rodriguaises de première division. ?La plupart de nos équipes n?ont pas de siège et se rencontrent dans des centres sociaux ou communautaires. Elles n?ont pas de compte en banque?, précise-t-il.
Toutefois, si Rodrigues satisfait pleinement les exigences de la loi qui stipule qu?un minimum de deux clubs par région est requis pour pouvoir constituer un comité régional, par contre la situation dans l?île va à l?encontre de la philosophie de la régionalisation.
Par manque de moyens de d?information sur les exigences de la loi sur la régionalisation, les 42 autres clubs ne peuvent rechercher la reconnaissance du Registrar.
A l?écart
Il semblerait que ce n?est que maintenant que la Commission de Jeunesse et des Sports de l?île, envisage d?informer les clubs sur les dispositions de la loi.
Comme quoi Rodrigues a toujours été tenu à l?écart de toutes les décisions prises à Maurice. D?ailleurs, lors du brainstorming qu?avait organisé le ministère de la Jeunesse et des sports, l?île était mise à l?écart. En effet, aucune instance rodriguaise n?était présente à cet exercice qui avait pour objectif de définir les forces et les faiblesses du sport mauricien. Alors que du côté mauricien, tous les acteurs principaux du sport local dont les dirigeants des fédérations, le Comité national olympique mauricien et le Mauritius Sports Council y étaient conviés. Les débats étaient largement axés sur la régionalisation. D?ailleurs, c?est à l?issue du brainstorming que la loi fut amendée en novembre dernier pour rendre l?application de la régionalisation plus souple.
La participation de Rodrigues à cet exercice aurait certainement aidé l?Etat mauricien à mieux cerner les réalités de l?île.
?La spécificité de Rodrigues en matière de foot est différente de Maurice. Ici, nous avons huit équipes de première division et huit autres de deuxième division. Ensuite, l?île est divisée en quatre zones?, indique notre interlocuteur.
En sus des problèmes mentionnés, Rodrigues doit faire face à un manque cruel d?infrastructures sportives. Par conséquent, les clubs ne peuvent s?entraîner dans les meilleures conditions.
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