Publicité

La réforme électorale revient sur le tapis

2 avril 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La classe politique parviendra-t-elle enfin à se mettre d?accord sur la nécessité de réformer notre système électoral ? Une partie de la réponse sera sans doute donnée mardi au moment où le Premier ministre, Navin Ramgoolam, abordera l?interpellation de la députée mauve, Arianne Navarre-Marie.

Cette dernière invite le chef du gouvernement à dire s?il a l?intention de réformer le système. La dernière fois qu?il s?est exprimé sur le sujet, le Premier ministre avait annoncé, à la mi-novembre, son intention d?instituer un comité de haute instance placé sous sa propre présidence. Il réagissait face à une suggestion du leader de l?opposition qui demandait que le dossier soit confié à un comité parlementaire restreint présidé par Rama Sithanen et composé de trois autres membres.

Face à cette proposition, le chef du gouvernement avait considéré qu?un nouveau comité d?élite retarderait les choses et qu?il tenait « à aller vite ». En résumant les débats sur le discours programme du gouvernement, Navin Ramgoolam avait une fois de plus, le 9 décembre, regretté l?absence de décision en ce qui concerne la réforme électorale. Regret qui a été publiquement partagé par le leader de l?opposition.

L?inquiétude du MSM

L?ancien gouvernement MSM-MMM n?a pas pu se mettre d?accord sur la question devant la réticence du MSM face à la représentation proportionnelle.

Les choses ont légèrement évolué depuis. En effet, au cours d?un atelier de travail sur ce thème, organisé les 17 et 18 février derniers à l?université de Maurice, Nando Bodha, le secrétaire général du MSM, a indiqué que ce parti « est d?accord sur plusieurs points mais que sa seule inquiétude demeure l?impact de l?inclusion d?une dose de représentation proportionnelle sur les résultats obtenus au FPTP ».

L?inquiétude du MSM est surtout basée sur l?expérience des premières élections régionales à Rodrigues tenues en 2002.

Au FPTP, l?Organisation du peuple de Rodrigues (OPR) avait enlevé huit sièges, contre quatre au Mouvement rodriguais (MR). Après l?injection d?une dose de présentation proportionnelle, l?OPR conserve la majorité, mais avec seulement deux sièges de plus (10 contre 8).

Durant l?atelier de travail, la thèse MSM fut cependant contestée par plusieurs participants, au nombre desquels l?ancien juge Robert Ahnee, qui avait siégé à la commission Sachs et qui avait aidé à rédiger le mode de scrutin pour Rodrigues,

Rama Sithanen et Ivan Collendavelloo, membres du bureau politique du MMM. Ils ont tous soutenu que l?on ne peut à la fois parler de la nécessité de corriger les imperfections du FPTP de notre présent système électoral tout en insistant pour le statu quo.

Publicité