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A la recherche de l?absolu
Photographe autodidacte, Kounul Jankee est fasciné par les images surréelles. Avec peu de chose, il conçoit des photos pour donner une autre dimension à la réalité. Une passion qui n?a de cesse de chercher l?absolu, cette image qui épatera les autres.
Sur le sommet d?une colline, une jeune femme dans une robe sexy assise guette l?horizon. Esthétique et surréaliste. Cette photo de Kounul Jankee a été primée dans la catégorie professionnelle du concours de photographie de Mode lors de La Nuit de la mode.
Pour le jeune photographe, habitué d?être derrière l?objectif, ce sacre le met en un clic dans la lumière. «La lumière peut transcrire beaucoup de choses. Elle est la peinture du photographe,» philosophe Kounul Jankee. Et c?est cette lumière qui l?a guidé vers la photographie. Sa première grande rencontre avec ce faisceau qui l?inspirera est L?Odyssée de l?espace de Stanley Kubrick.
«Dans le film de Stanley Kubrick, il y avait beaucoup de champs de lumière qui m?ont influencé. J?étais petit et j?étais impressionné. Le travail effectué sur ce film était avancé pour son époque,» relate le photographe de 36 ans. La fascination pour la lumière a débuté à ce moment. Puis les photos sur papier glacé du magazine Filmfare que lisait sa femme et que Kounul feuilletait ont fait le reste.
De 13 à 20 ans, le passionné s?initie à la photographie. Photo de famille, de paysage? Il commence à faire des photos professionnelles à 24 ans. Et depuis il a trouvé son style : «les images surréelles.» «Etre photographe, c?est une façon de vivre, de voir les choses et d?apprécier ce qui est autour de nous, même les choses les plus banales,» avance-t-il. Kounul Jankee continuera à travailler ce concept qui l?a aidé à remporter le concours. A la recherche de l?absolu pour faire rêver les gens?
Questions à
<B>Leila Ghurburrun, d?Odysseus PR</B>
<B> Quel bilan faites-vous du premier Festival de la Mode organisé à Maurice?</B>
Nous sommes heureux du déroulement du festival. La première édition du Festival de la Mode a permis de comprendre et de définir les bases qui permettront d?inscrire cet événement dans le long terme. Cette première édition a permis à certains participants d?atteindre leur objectif en concrétisant des commandes, créant des relations et des réseaux, à se faire connaître.
<B>Quelles sont les lacunes et les points forts du festival ?</B>
Les lacunes de cette première édition se situent dans la définition et le public recherché. D?autre part, cette première édition a du mérite car c?est un projet qui s?inscrit dans le temps et qui a une vision, à long terme, de positionner l?événement au niveau international. Nous avons réussi à créer une plate-forme qui a permis aux jeunes créateurs de se faire connaître et de valoriser leur créativité. Cet événement positionne Maurice dans le secteur de la Mode dans la région.
<B>Que prévoyez-vous d?organiser l?année prochaine ?</B>
Le concept va évoluer. Les étrangers présents durant cet événement ont apprécié cette initiative. Ils nous encouragent et veulent collaborer avec nous pour l?organisation de la prochaine édition. Leur expérience et leur réseau, nous permettront de retravailler un concept et d?organiser un événement qui placera Maurice dans le calendrier de l?événementiel international.
Propos recueillis <B>par Joanna Seenayen</B>
<B>Il était une foi?</B>
Il est le grand gagnant du Festival de la Mode dans la catégorie mode professionnelle, Emilien Jubeau tisse ses créations au fil d?un engagement encré dans le social. Jamais conforme dans son approche, il pose l?habit vers l?extrême de son expression. E1000lien, à mille lieux des dieux, fait une prière universelle dans le temple de sa vie.
Le guerrier de la toile fait la guerre au mot avec une finesse pointue comme l?aiguille. Le styliste pose des réflexions autour de l?habit. Le vêtement transcende les limites du beau pour apposer une couleur plus humaine entre les coutures. Le concept de sa création Guerrier de foi, qui a été consacrée lors de cette première édition de festival dédié à la mode, prend naissance dans le but d?inviter à l?unicité des races, des ethnies?
Notre île est malade, elle se détruit et se divise au fil des jours. A la suite de cette observation, il dessine sa ligne dans un métissage culturel pour montrer qu?un autre monde est possible. Un monde où la division raciale ou religieuse serait gommée pour faire place à la sagesse des hommes.
Les guerriers de foi sont les acteurs de ce combat sans arme contre les maux qui noircissent la page blanche de la vie. Trop de conflits inter-religieux qui entravent les processus de paix pour une union parfaite des hommes de divers horizons. «Sans une réelle cohésion et un élan de solidarité, on ne pourra venir à bout des maux qui gangrènent notre monde.» Le styliste se fait porteur de message humanitaire, allant ainsi plus loin que la mode, dont le but initial est d?envelopper l?homme. Les guerriers de foi proposent une autre forme de révolution, par la pensée. La méditation appelle le calme et la sagesse. Dans le jardin de foi, ils révoquent les ondes négatives pour penser une vie meilleure. Les impressions que comportent ses vêtements convergent vers le centre vide. Un vide qui veut tout dire. «Ce vide c?est l?union de toutes les races.» «Vinn guete, zot tou inn rasemble », comme le dit Triton dans sa chanson Vinn gueté. Fallait vraiment les voir. Un styliste ayant le sens du devoir. Au revoir !
<B>Capteur d?images</B>
Doorgesh Mungur a remporté le trophée du meilleur Photographe de mode dans la section amateur. Etudiant en troisième année en Computer Science and Engineering, le jeune homme de 22 ans a commencé la photographie en autodidacte depuis trois ans. «Je suis depuis toujours passionné de la photographie. Mais je m?y suis mis sérieusement depuis trois ans.» Inspiré par la photographie conceptuelle et des photos de mode, Doorgesh fait son apprentissage sur des sites de photographie. Il trimballe sa caméra numérique partout pour saisir des images. Et ce concours ne fait que le conforter dans son désir de faire de la photographie, son métier.
New look</B>
Nouveau look pour Abhishek Ramsurn après un passage à Harmony Center.
Nouvelle coloration, nouveau style vestimentaire, nouveau Abhishek Ramsurn, puisque le jeune homme de 19 ans avoue que son relooking lui a redonné confiance en lui.
«Je suis très content de mon relooking et de mon look. Je me sens vraiment changé, attirant même. Et cela me donne davantage confiance en moi vu qu?avant j?avais honte de mon look.»
Cette nouvelle apparence qu?Abhishek Ramsurn trouve surprenante, il la maintiendra en suivant les précieux conseils de l?image dispensés par Harmony Concept.
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