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?La Réunion m'a ouvert les yeux?
La star du basket-ball féminin mauricien et l'ex-joueur professionnel de Tours devenu entraîneur. La belle histoire d'amour entre Christine et Marc Risacher a débuté un jour de finale des Jeux des îles, en 2003, au gymnase de Phoenix (île Maurice). ?On s'était déjà vu avant, mais là on s'est parlé, ça a vraiment commencé ce jour-là?, raconte Christine.
Seulement voilà, la belle vit à l'île Maurice et l'élu de son coeur, à la Réunion. Il en faut plus pour décourager les deux tourtereaux. ?On a gardé contact. Pendant trois ans, nous avons fait des allers-retours entre les deux îles. Et puis, l'an dernier, nous nous sommes mariés.?
Depuis, Christine a rejoint Marc au Tampon, ?heureuse? de sa nouvelle vie. ?Je voulais avancer, dit-elle. Mon avenir était avec mon mari. Nous avons plein de choses en commun, à commencer par le basket. Il suit l'équipe, il apporte sa touche personnelle. Il nous encourage. Mais s'il est derrière nous, c'est simplement parce que je suis là.?
L'ancienne joueuse du club mauricien Hoop dévore sa nouvelle vie à pleines dents. ?Vivre à la Réunion m'a ouvert les yeux. J'ai beaucoup appris. Et puis, le club du Tampon est une grande famille. Tout le monde m'a adoptée?, sourit la ?plus Réunionnaise des Mauriciennes?. Même si l'absence de la famille est parfois difficile, Christine a abandonné sans regrets son statut de vedette nationale.
?Quand tu rates, on t'accuse?
Car là-bas (à Maurice), ?c'est vrai, les gens me reconnaissent dans les rues de Rose Hill. On m'interpelle quand je vais au supermarché, à la banque ou ailleurs. Et lorsqu'ils ont appris que je me mariais avec Marc, ils ont cru que j'allais jouer pour l'équipe de la Réunion. Mais pour le moment, je n'ai pas encore l'intention de demander la double nationalité.?
C'est donc sous le maillot mauricien et sans son époux, retenu au Tampon pour son travail, que Christine Risacher est arrivée à Madagascar. Ses troisièmes Jeux des îles. Un rendez-vous qui lui tient forcément à coeur.
?C'est le rassemblement de tous les sportifs, de toutes les disciplines. C'est familial. On approche différentes cultures. Il n'y a pas que le basket?, souligne-t-elle.
Mais la jolie Mauricienne fait un peu la moue. L'édition 2007 est très mal engagée. Battues samedi par les Seychelles, les joueuses de l?île Maurice ont une nouvelle fois mordu la poussière hier soir en s?inclinant face à Madagascar.
Christine ne va pas chercher très loin les raisons de l'échec. ?On ne fait pas d'écrans, sur la touche, il y a trois coaches, chacune veut sauver l'équipe toute seule? Quand tu rates quelque chose, on t'accuse. Au Tampon, ce n'est pas comme ça, on l'encourage. Et puis, je n'ai pas pu participer à la préparation. Quand je suis arrivée, on ne m'a même pas dit ce qu'on attendait de moi. Enfin, j'ai défendu, j'ai pris des rebonds. J'ai apporté ce qu'il fallait. ?
Médaillée de bronze il y a quatre ans, Christine Risacher ne rééditera pas sa performance de 2003. Elle ne réalisera pas non plus son rêve : affronter ses amies réunionnaises en demi-finale. ?Mais tant pis, nous allons essayer de profiter de Mada. On ira voir les autres disciplines. Et encourager la Réunion.?
J-F R Le Quotidien de la Réunion
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