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La question qui tue : ?Où est donc passée Cécilia Sarkozy??
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La question qui tue : ?Où est donc passée Cécilia Sarkozy??
Cécilia est depuis cinq ans l?une des pièces maîtresses de la machine Sarkozy. Depuis quelques semaines, elle a pratiquement disparu des radars. La presse française se tait, alors que les médias internationaux s?interrogent, perplexes .
Il y a peu de temps, en janvier 2007, la presse française décrit la main agissante de Cécilia derrière le sacre de Nicolas, Porte de Versailles. Les 80 000 militants venus applaudir le candidat Sarkozy sur fond de pyramide tricolore, c?est l?idée de son épouse et conseillère.
L?organisation du quartier général (QG) de l?UMP, rue d?Enghien, dans un arrondissement populaire de Paris, c?est encore elle. Le site Sarkozy.fr et la NSTV ? comprenez la Nicolas Sarkozy Télévision ? c?est toujours elle. François de La Brosse, le responsable de l?image Sarkozy, résume, lapidaire : ?Elle, c?est ma patronne et c?est la femme du patron.?
Depuis, presque plus rien. Cécilia est devenue la femme invisible de la campagne présidentielle. ?Depuis janvier, elle n?a pas dû mettre plus de deux fois les pieds au QG de l?UMP?, constate une journaliste de Radio France en charge de l?élection présidentielle. Cécilia Sarkozy est-elle malade ? En vacances ? A-t-elle abandonné la politique ? Ou, pire, carrément le domicile conjugal ?
Dans n?importe quel pays démocratique, la question serait clairement posée au candidat. ?Ce départ (éventuel) est à la fois une information sur la psychologie du candidat et sur son entourage politique: son épouse dispose d?un bureau au QG du candidat?, souligne Daniel Schneidermann dans Libération. Seulement voilà, en France, le sujet est tabou.
La presse feint de n?y voir qu?une affaire privée. Personne n?ose ennuyer Nicolas Sarkozy avec ce vulgaire ?détail?. Pour la presse internationale, cette question est légitime. En France, ?on cherche à la rabaisser au niveau du caniveau?, regrette l?éditeur Guy Birenbaum, auteur d?un livre sur la question.
NICOLAS SARKOZY , L?HOMME PRESSE?
Il fascine, irrite ou fait carrément peur mais ne laisse personne indifférent. Son énergie, sa détermination ont convaincus ses partisans. Ses détracteurs le jugent ?brutal? et ?dangereux?, le comparant parfois à un ?petit César?.
Le destin politique de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, fils d?un immigré hongrois et d?une avocate parisienne, est celui d?un homme pressé. Entré en politique à 19 ans, il se place rapidement dans le sillage de Jacques Chirac, chef du principal parti de droite de l?époque. A 28 ans, il est élu maire de Neuilly, une banlieue huppée de Paris; à 34 ans, il devient député; à 38 ans, il obtient son premier poste ministériel. En 2004, année où cet avocat de formation prend la tête du parti UMP qui a remplacé le RPR de Jacques Chirac, il déclarait : ?Cela fait 25 ans que les gens me connaissent. Il y a un moment où ils disent: C?est pour lui, c?est son heure. Je suis habité, je pense toujours à ça. J?y pensais déjà quand personne n?y pensait pour moi?. ça ? La présidence de la République.
Une petite phrase sur sa volonté de ?nettoyer? les banlieues à problèmes, pour lutter contre la délinquance, et l?emploi du terme de ?racailles?, l?ont rendu impopulaire auprès de nombreux jeunes d?origine étrangère. Ces mots lui seront vivement reprochés lors de la crise des banlieues à l?automne 2005. Il aime aussi se placer là où on ne l?attend pas, en se prononçant, par exemple, en faveur de la discrimination positive. Pour changer son image, Nicolas Sarkozy a mis en avant son ?humanité? et il aime à dire qu?il a ?changé?.
Ségolène Royal aura créé l?histoire. La socialiste âgée de 53 ans, a imposé un style personnel et des méthodes nouvelles lors d?une ascension éclair qui a bousculé la gauche.
Mère de quatre enfants âgés de 14 à 22 ans, Mme Royal a mis en avant son statut de femme : elle affirmait que voter pour elle, c?est ?écrire l?histoire de France? et que, grâce à elle, ?la politique ne sera plus jamais comme avant?.
Il y a encore un an et demi, cette femme élégante au large sourire franc, qui aura conquis bien des c?urs, n?était ?que? présidente de la région Poitou-Charentes (centre-ouest), et la candidature socialiste à cette présidentielle semblait promise à un cacique du parti. Mais c?était sans compter sans la volonté de fer de ?Ségolène?, comme l?appellent les Français.
Décidée à ?dépoussiérer? la gauche, elle a pris de grandes libertés avec le dogme socialiste, allant jusqu?à suggérer un encadrement militaire des jeunes délinquants, ce qui a semé le trouble dans son camp et lui a valu des accusations de dérive droitière ou populiste. Cette stratégie s?est néanmoins révélée gagnante. Forte d?une ascension fulgurante dans les sondages de popularité, elle s?est imposée très largement lors des primaires du parti socialiste (PS), en novembre 2006, face à l?ex-Premier ministre Laurent Fabius et l?ancien ministre de l?Economie Dominique Strauss-Kahn.
Tout en tenant un classique discours de gauche ? revalorisation du travail et priorité à l?éducation, elle a fait l?apologie du drapeau tricolore et de l?hymne national. Et insisté sur la morale et les valeurs familiales.
Son leitmotiv: ?l?ordre juste?. Ce mélange des genres, parfois doublé de plusieurs revirements et de ?gaffes? en politique étrangère, a aussi alimenté les accusations sur son manque d?expérience ou de ?crédibilité?.
Née à Dakar, quatrième de huit enfants, elle explique avoir reçu de son père, un officier, ?une éducation très stricte et même assez rude? qui lui a donné le goût de la rébellion. Diplômée de l?Ena, creuset de la haute administration française, où elle a rencontré le père de ses enfants, François Hollande, numéro un du parti socialiste, elle adhère au parti socialiste en 1978. Conseillère du président François Mitterrand, elle devient députée en 1988. Entre autres mesures, elle rend gratuite la pilule du lendemain dans les écoles et fait voter une loi contre le bizutage.
?Superman? a voté
Un électeur toulousain se présentant comme ?SuperGuy? et vêtu d?un costume de Superman, a voté hier au bureau de l?école maternelle la Terrasse, à Toulouse, devants quelques journalistes qui en ont profité pour prendre sa photo.
En cape rouge et collants bleus, le torse siglé d?un grand ?G?, le super-électeur a déclenché des sourires parmi les votants et les assesseurs qui attendaient un ?héros? plus local : le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.
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