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La qualification passera par Maurice
À la mi-février 2005, la sélection nationale de volley-ball affrontera trois adversaires du Continent noir chez elle pour briguer une des trois places disponibles pour participer aux Championnats du monde 2006 au Japon.
La Fédération internationale a accordé l’organisation à Maurice en fin de la semaine dernière après que le Cameroun, faute d’infrastructures adéquates, a été écarté. De ce fait, en février de l’année prochaine, du 19 au 26 possiblement, le Cameroun, la Tunisie et l’Ouganda viendront chercher le ticket nippon dans le temple du volley mauricien à Vacoas.
Cet événement ne serait pas le fruit du hasard estime le président de l’AMVB, Kaysee Teeroovengadum. Ce serait le premier résultat d’une nouvelle politique, celle d’être actif au niveau africain. “En d’autres mots, la Confédération africaine et la FIVB récompensent ces fédérations pour leur contribution à la réussite de la discipline. Lors de mon passage au Portugal en début d’année, j’ai fait comprendre au haut responsable que nous étions ambitieux et que nous sommes prêts à relever des défis. Au niveau local, avec la collaboration de l’État, nous sommes convaincus de pouvoir remplir notre mission”, explique-t-il.
L’organisation de ce tournoi n’est en fait qu’une partie des avantages dont le volley-ball mauricien bénéficiera. “L’actuel cours de formation du Volley-ball information system est également offert par la FIVB. D’autres projets mauriciens pourraient être concrétisés à l’avenir moyennant que Maurice maintienne sa politique”, avoue Kaysee Teeroovengadum.
<B>Entraîneur demandé d’urgence</B>
Et de poursuivre : “J’ai eu Charles Panou, le directeur exécutif de la CAVB, la semaine dernière au téléphone et j’ai été agréablement surpris par l’enthousiasme qu’il a exprimé en nous confiant l’organisation de ce tournoi. Ce qui est bon signe.”
Valeur du jour, l’Association mauricienne de volley-ball attend les recommandantions de la fédération mère pour enclencher les démarches organisationnelles. Et également pour envoyer les invitations aux trois autres pays participants, le Cameroun, la Tunisie et l’Ouganda, aux officiels de la FIVB et de la CAVB entre autres.
En fait, l’organisation d’une compétition d’envergure n’a aucun secret pour Maurice. N’empêche que la tenue de ce tournoi mérite tout le sérieux de la fédération et de l’État. D’ailleurs, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ravi Yerrigadoo, a exprimé son intérêt quant à la tenue de cet événement sur notre sol. “Le PAS Mubarak Boodhun a été très dynamique sur ce dossier. L’accord de principe de l’État est tombé en un rien de temps. La collaboration est excellente”, selon le président de l’AMVB.
Pour ce qui est de la sélection nationale à sept mois de cette éventuelle qualification pour les Championnats du monde 2006, elle doit encore être constituée. Mais il lui faudra trouver un entraîneur national. Ce sera à la Commission technique de l’AMVB, composée de Fayzal Bundhun, Georges Appadoo et de Daniel Capiron, de désigner celui qui prendra en main la destinée des volleyeuses mauriciennes.
Chez les garçons, les choses se joueront vers la fin de l’année si l’Afrique du Sud respecte son contrat. Il a été décidé par la CAVB que le tournoi qualificatif réunissant Maurice, le Botswana et les Sud-Africains devrait se tenir avant fin 2004. Pour les hommes, la qualification ne sera pas directe car en cas de victoire chez les Sudafs, Maurice sera engagée dans un deuxième tournoi qualificatif en Tunisie l’année prochaine.
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