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La présidente accuse le PM de manipulation

9 novembre 2003, 20:00

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La présidente du Sri Lanka Chandrika Kumaratunga estime que le Premier ministre, Ranil Wickremesinghe, a tenté de la manipuler pour la contraindre à abandonner une partie de ses pouvoirs.

La présidente a limogé trois ministres-clés mardi et suspendu le Parlement jusqu?au 19 novembre, alors que le Premier ministre, issu d?un parti opposé à elle, se trouvait en visite aux États-Unis. Il a depuis regagné Colombo où il a été accueilli triomphalement par ses partisans.

Cette crise politique entre les deux têtes de l?exécutif a jeté une ombre sur le processus de paix engagé entre les autorités et les Tigres de libération de l?Eelam tamoul.

La présidente accuse le gouvernement d?avoir fait trop de concessions aux Tigres, et explique avoir agi dans l?intérêt de l?île.

Selon elle, ces mesures sont justifiées par la détérioration de la sécurité au Sri Lanka depuis l?arrivée de Wickremesinghe à la tête du gouvernement après la victoire de sa formation aux élections législatives fin 2001.

?A de nombreuses reprises, le Premier ministre et le ministre de la Défense ont tenté par de la manipulation et divers moyens malhonnêtes de me faire signer des documents afin que j?abandonne mes prérogatives?, a déclaré Kumaratunga dans un entretien accordé samedi soir à Reuters.

Elle a demandé vendredi à Wickremesinghe de tenter de former un gouvernement d?unité nationale.

?J?ai proposé une solution (...) maintenant c?est au Premier ministre de décider ce qu?il fait à partir de là?, a-t-elle dit.

Elle a ajouté qu?elle n?avait toujours pas rencontré son Premier ministre depuis le retour de ce dernier et qu?aucun rendez-vous n?avait été pris.

?Je ne peux pas vous détailler mon calendrier mais je l?inviterai quand je pourrai?, a-t-elle seulement indiqué.

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