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La police sur la piste du chèque introuvable
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La police sur la piste du chèque introuvable
Encaissé ou pas ? Le chèque de Rs 360 000 que Rajesh Dhayam, l’une des dix victimes du drame de St.-Paul, aurait eu en sa possession le jour de sa disparition, pourrait aider les enquêteurs à voir plus clair dans cette affaire. Ils se rendront aujourd’hui au Mahatma Gandhi Institute (MGI), qui a émis ce chèque à l’ordre de son Administrative Assistant, pour des vérifications. En effet, si le chèque a bien été encaissé, l’institution devrait avoir été informée par la banque que le montant a été prélevé de son compte.
Les enquêteurs chargés de l’affaire, les hommes du surintendant de police Anand Ramchandar de la Criminal Investigation Division (CID) s’intéresseront durant les prochains jours au milieu professionnel de Rajesh Dhayam. Ils sont épaulés par les officiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT), menés par le surintendant de police Clifford Parsad.
Déposition de la CNT
Rajesh Dhayam était porté disparu depuis le 6 août. Son corps a été retrouvé au domicile des Mawooa à St.-Paul, Phoenix, parmi neuf autres cadavres. En revanche, pas de trace du chèque. Rajesh Dhayam l’aurait obtenu de la direction du MGI pour l’acquisition d’une voiture hors taxes, comme le prévoyait son contrat de travail.
De son côté, la Corporation nationale de transport (CNT), ancien employeur de Rajesh Dhayam, a, dans la journée de lundi, consigné une déposition à la police, expliquant qu’elle souhaitait récupérer le véhicule de son ancien directeur général adjoint. Ce dernier avait intégré la CNT en octobre 2003 avant d’être employé comme Administrative Assistant au MGI.
Il avait été licencié de la CNT au mois de mars de cette année à la suite de critiques émises par des cadres de cet organisme concernant ses compétences et sur l’absence de garantie pour un prêt bancaire de plus de Rs 360 000 pour l’achat d’une voiture. La CNT a de plus entré une action en Cour suprême pour réclamer un ordre de saisie du véhicule qui demeure toujours introuvable.
Par ailleurs, plusieurs membres de la secte Eckankar ont été interrogés par la police sur leurs rituels ainsi que sur leurs liens avec les dix personnes retrouvées mortes à St-Paul.
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