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La police hésite entre le gaz et la dynamite
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La police hésite entre le gaz et la dynamite
Qui faut-il croire quant à l?origine de l?explosion qui a soufflé l?immeuble de Grand-Bay Store (GBS), le 25 juillet ? Les experts de la police fédérale américaine - le Federal Bureau of Investigation (FBI) - ou le service médico-légal local ?
Le FBI privilégie le gaz tandis que le Forensic Science Laboratory (FSL) a rédigé un rapport préliminaire faisant état de traces de nitroglycérine sur le lieu du sinistre. Ce puissant explosif entre dans la composition de la dynamite.
Devant ces constats somme toute divergents, la police attend les rapports finaux de deux organismes pour orienter son enquête. Jusqu?à preuve du contraire, la piste criminelle tient encore la route.
Alors que les enquêteurs attendent le rapport du FBI, vendredi, le Conseil des ministres a émis un communiqué indiquant que les agents américains « have completed their report and have left Mauritius ».
Mesures de sécurité respectées
Il conclut que pour le FBI, la déflagration meurtrière dans la nuit du samedi au dimanche 25 juillet est une explosion au gaz.
Dans l?expectative des deux rapports, la police s?attend aussi à réceptionner le rapport toxicologique des fiancés tués dans l?explosion, Jean-François Lew Yee Teen, 25 ans, et Emmy Ng Saw Hang Yeung, 24 ans.
Ces tests apporteront sans doute un autre éclairage sur les circonstances du drame. Un expert étranger sera également à Maurice dans le courant de la semaine pour le compte de l?assureur du bâtiment sinistré.
D?après le constat du FBI, indiquent des enquêteurs, l?explosion au gaz aurait été provoquée par une fuite importante dans la cuisine du restaurant La Langouste Grisée situé au premier étage du bâtiment.
Mais comment donc ? Le propriétaire du restaurant, l?homme d?affaires Benoît Ducray, maintient que les mesures de sécurité ont été respectées. Il sait de quoi il parle car il est engagé dans le domaine de la climatisation depuis plusieurs années.
Dans l?attente que la police trouve enfin les causes exactes de l?explosion de Grand-Baie, l?affaire prend une dimension politique.
Après les deux Private Notice Questions (PNQ) adressées au Premier ministre, Paul Bérenger, le chef de l?opposition, Navin Ramgoolam dit flairer « une tentative de manipulation ».
Lors d?une conférence de presse du Parti travailliste (PTr) hier, il revient sur le constat préliminaire du FSL signalant la présence d?explosifs, et sur celui du FBI sur l?explosion au gaz et les déclarations des compagnies de gaz qui écartent la thèse d?une quelconque fuite.
Le leader du Ptr demande ainsi à être mis en présence de ces rapports. « La vérité doit être connue, même si cela peut affecter le tourisme.»
Pour l?heure, le propriétaire et les locataires du bâtiment veulent y avoir accès pour récupérer certaines affaires. Une partie de l?édifice donnant sur la rue principale devra être démolie car elle représente un risque pour les usagers de la route lorsque la circulation sera rétablie à l?angle de la rue La Salette et la route côtière.
Les limiers de la Criminal Investigation Division de Grand-Baie hériteront de l?enquête qui est toujours sous la supervision de la Major Crime Investigation Team et du Central Criminal Investigation Department.
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