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La police cerne d’autres suspects

12 septembre 2004, 20:00

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L’enquête sur l’assassinat de Nadine Dantier s’engage dans une direction précise. Plus de 14 mois après le crime, la police privilégie une “piste sérieuse” qui aboutirait à l’arrestation d’autres suspects.

Nadine Dantier, 20 ans, a été découverte sans vie le 26 juin 2003, sur un terrain vague, à 400 mètres de sa résidence, à Albion, un jour après que ses parents l’ont déclarée manquante. L’autopsie indique qu’elle a été violée avant son décès par strangulation. Et, 34 jours après, la police arrête Marcelin Azie, 27 ans.

Selon une source proche de la Major Crime Investigation Team (MCIT), les enquêteurs sont unanimes à reconnaître que les auteurs du crime ont agi en bande. “Plus de deux personnes y ont participé”, explique-t-on aux Casernes centrales.

Dès fin juillet, la MCIT a engrangé des indices confirmant cette thèse. D’une part, vu le battage médiatique autour de l’affaire, et de l’autre, les hauts et les bas au démarrage de l’enquête, ces limiers ont opté pour la discrétion. D’ailleurs, l’imminence des développements a été révélée le 7 septembre, au tribunal de Bambous. Avant les débats sur la remise en liberté conditionnelle de Marcelin Azie, la poursuite a obtenu un renvoi. En effet, Me Rashid Ahmine, Principal State Counsel, a annoncé “des développements majeurs” à la demande expresse des enquêteurs.

De sources proches des Dantier, on explique que la présente orientation de l’enquête abonde dans le même sens que la famille. En juin dernier, le couple Dantier avait cherché, en vain, l’aval de la cour pour exhumer le corps de Nadine. Le but était de connaître le contenu d’une lettre qu’avait glissée son petit ami dans le cercueil.

L’arrestation probable d’autres suspects apporterait de l’eau au moulin de Marcelin Azie. Ce dernier, ayant avoué le viol dans un premier temps, s’était rétracté, affirmant avoir donné cette version sous les coups des enquêteurs. Arrêté et provisoirement inculpé d’assassinat le lundi 28 juillet, l’unique suspect a depuis été en détention préventive. Des échantillons d’ADN ont été envoyés en Afrique du Sud pour confirmer s’il avait commis le délit ou pas. Le retard cumulé pour l’obtention du rapport a irrité plus d’un, à commencer par les proches du suspect qui ont toujours clamé son innocence.

L’enquête de la MCIT est placée sous la direction de l’assistant-surintendant Clifford Parsad et du chef-inspecteur Clency Meeterjoye.

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