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La nostalgie du brushing

28 juin 2006, 00:00

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Le temps où une coupe de cheveux, de surcroît pour une femme, coûtait Rs 2.50 est loin derrière nous. C?était l?époque où Mary Templin était une des premières coiffeuses de l?île. C?était 45 ans plus tôt. Elle se souvient encore de son premier salon qui était à Port-Mathurin. Il faisait la fierté de la jeune fille de 18 ans qu?elle était.

Elle n?avait pas toujours exercé dans un salon. Elle avait commencé par exercer sous un arbre comme le faisait pratiquement tous les coiffeurs de son temps. Mais Dame nature s?était fâchée un jour. Elle lui avait envoyé des averses pour endommager sont matériel et ses produits de beauté. ?J?ai eu honte. Mes clientes ont dû rentrer chez elles.? Elle a alors construit un salon en bois. Quelques années plus tard, elle déménagea pour un local en dur.

Manier les ciseaux était son passe-temps favori. C?est dans la pratique qu?elle a appris son métier. ?Il y avait beaucoup de femmes et de jeunes filles qui venaient se faire coiffer chez moi. Elles m?abordent souvent sur la route, mais je ne les reconnais plus.? Elle faisait leur brushing, ou leur permanente. Il manquait de produits appropriés. Une coiffeuse mauricienne, Hermann Félicité, lui rendait visite très souvent. C?était une occasion pour se perfectionner et une aubaine car elle venait avec des produits rares.

Mary est toujours passionnée par la coiffure. Même si elle n?exerce plus ce métier. Elle a encore des clients, nostalgiques sans doute, qui sollicitent ses services pour une coupe. Elle le fait plus par amour que par obligation. ?C?est juste pour garder le contact avec la coiffure. J?aime bien de temps à autre coiffer une personne. C?est un plaisir.?

Ce temps est révolu. Les jeunes filles préfèrent des coiffeuses de la même génération qu?elles. Sans doute une question de style et de mode. Quand Mary n?a pas une coupe à faire, elle se rend dans la boutique de sa fille Cathleen qui lui rappelle le bon vieux temps.

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