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La NHDC procède à l?inscription des squatters
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La NHDC procède à l?inscription des squatters
Les occupants illégaux des maisons de la National Housing Development Company (NHDC) n?ont plus que cinq jours pour vider les lieux. En attendant l?expiration de cet ultimatum lancé par le ministère du Logement et des Terres, la NHDC les a ?invités? à se faire enregistrer. 220 d?entre eux ont répondu à l?appel, sur les quelque 560 familles qui occupent les 592 maisons. Cette initiative est menée avec le Trust Fund for the Integration of the Vulnerable Groups Asraf Dulull, ministre du Logement, explique qu?elle a pour objectif de produire ?une base de données afin de connaître la dimension actuelle du problème?.
Dans la soirée du 26 juin, les maisons de la NHDC de Camp-Levieux ont été occupées illégalement par des familles entières. Ce mouvement s?est étendu durant les jours qui ont suivi dans différentes régions telles que Chebel, Cité-La-Cure, Terre-Rouge et Pointe-aux-Sables. Munis de ciseaux froids et de marteaux, les squatters ont forcé les portes et enfoncé des fenêtres afin de pénétrer à l?intérieur des habitations. Ils réclament un toit au gouvernement. Ils avaient, au départ, signifié leur intention de ne pas quitter les maisons. Ils sont depuis revenus à de meilleurs sentiments.
Les premiers squatters, dont les noms débutent par A jusqu?à F, ont commencé à se faire enregistrer hier dans les différents Citizens Advice Bureaux (CAB). Ceux dont les noms commencent de G à P devront le faire aujourd?hui et les autres, lundi. Ceux de Riche-Terre doivent se faire enregistrer au CAB de la route Nicolay, Port-Louis, ceux de Cité-La-Cure à Sainte-Croix, ceux de La Tour Koenig à Pointe-aux-Sables, Ceux de Chebel à Beau-Bassin et ceux de Camp-Levieux à Rose-Hill.
?Nous voulons, à travers cette démarche, expliquer à ces personnes qu?il est important de suivre les procédures nécessaires afin de se voir octroyer une maison destinée aux familles à faibles revenus. Le recensement des demandeurs des maisons de la NHDC nous permettra de connaître le nombre de demandeurs et d?établir un plan de travail en conséquence?, explique le ministre du Logement. Il souligne : ?Nous sommes un gouvernement ferme, mais pas brutal.?
<B>La seule solution</B>
Le délai initial accordé aux squatters, qui a expiré mercredi, a été étendu au 20 juillet. Cette décision, explique Asraf Dulull, fait suite à la ?bonne volonté? des squatters qui ont assuré ?qu?ils quitteront les lieux sans condition.? Il affirme avoir pris connaissance de leurs difficultés et dit comprendre la nécessité pour ces familles d?avoir un toit.
Pour le président de la NHDC, Eshan Khodaboccus, le nombre de personnes venues se faire enregistrer est ?encourageant.? Il confie que la procédure s?est faite dans une ?ambiance bon enfant.? Afin d?encourager les squatters à se faire inscrire, les officiers de la NHDC leur ont expliqué que c?était la seule solution s?ils voulaient être encore éligibles pour obtenir une maison.
?Nou consian ki se ki nou finn fer na pa bon. Se pourkoi nou finn aksepte enrezistre nou pou ki kapav gagn enn lakaz dan la legalite?, explique Angéla, qui a élu domicile avec ses deux enfants dans une maison de Camp-la-Boue, Terre-Rouge. ?Zot finn vini parski zot finn explik nou ki si nou pa fer li, nou ne pli pou kapav esper gagne enn lakaz NHDC?, lâche pour sa part Marie, 29 ans. Cette habitante de Ste-Croix vivait avec son époux et ses trois enfants chez sa s?ur. Elle s?est rendue au CAB de la localité pour se prêter à l?enregistrement en espérant obtenir un toit où élever ses enfants. Les inscriptions se poursuivent aujourd?hui dans les différents bureaux du CAB.
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