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La méfiance des politiciens
Le sondage que publie l?express-dimanche aujourd?hui (voir pp 8, 9 & 11) donne de l?urticaire aux différents responsables des deux principaux camps. Tous dénoncent, avant même la publication de l?enquête, ses conclusions. Voilà au moins un point où nos deux groupes sont d?accord?
« Bizin fer atensyon enn sondaz bidon » ; « Nous connaissons très bien leur méthode de manipulation » ; « Les résultats du sondage peuvent être surprenants. C?est de la désinformation » ; « C?est enn sondaz ki fos » : à voir les multiples attaques contre l?express et le sondage que nous avons commandité et contre « une certaine section de la presse », les responsables de l?Alliance sociale (AS) semblent avoir perdu quelque peu de leur superbe des dernières semaines.
Navin Ramgoolam parle d?abord de « manipulation des chiffres » quant au nombre de personnes présentes à différentes manifestations, affirmant même « bien être au courant de la formule : pour eux, l?express multiplie le chiffre par trois ; pour nous, l?on divise par trois ». L?express est accusé de favoriser l?alliance MSM-MMM, mais, malgré cela, « Bérenger pe al ver enn defet ». Le journal est accusé, depuis la partielle de 1995, à Stanley-Rose-Hill, d?être contre les travaillistes.
Dans le camp gouvernemental, Prakash Maunthrooa est monté au créneau, vendredi, à Calebasses.
« Monn tann dir ena enn sondaz, enn sondaz bidon », a déclaré, avec verve, Prakash Maunthrooa, avant d?affirmer, avec force, que ce « sondage bidon est manipulé par nos adversaires ». Il a exhorté ses partisans à ne pas « prêter foi à ces faux sondages ».
Rencontrant la presse, hier, Paul Bérenger a reproché à l?express de n?avoir pas présenté des excuses après avoir affirmé que les PPS démissionnaires occupaient toujours leurs bureaux. Il a, par contre, remercié la presse en général d?avoir fait preuve de responsabilité quant aux incidents mineurs sur le terrain.
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