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La mort des fils de Saddam ne calme pas les attaques
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La mort des fils de Saddam ne calme pas les attaques
Quatre soldats américains ont été tués par des grenades pendants ces dernières 24 heures : trois samedi devant un hôpital pour enfants et un hier au sud de Bagdad.
Trois soldats américains ont été tués samedi en Irak, où la mort des deux fils de Saddam Hussein n?a pas pour l?instant entraîné, comme l?espéraient les Etats-Unis, une diminution des attaques quotidiennes contre l?armée américaine.
Quatre autres soldats de la 4e division d?infanterie ont été blessés dans cette attaque à la grenade perpétrée devant un hôpital pour enfants situé à Bakouba, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bagdad, a annoncé un porte-parole de l?armée américaine.
D?après des témoins, un assaillant posté sur le toit de l?hôpital a jeté une grenade sur les soldats, qui ont ensuite bouclé le bâtiment, où aucune entrée ou sortie n?est autorisée jusqu?à dimanche, au mécontentement des patients et de leurs familles.
Bakouba se trouve en plein coeur du ?triangle sunnite?, région auparavant fidèle à l?ancien président irakien, où se concentrent désormais nombre des embuscades tendues à l?armée américaine.
Cette attaque porte à 47 le nombre de soldats américains tués par des tirs hostiles depuis que le président américain George Bush a annoncé, le 1er mai, la fin de la phase principale des combats en Irak.
Quatorze soldats ont été tués au cours des huit derniers jours, dont huit depuis que les fils de Saddam Hussein, Oudaï, 39 ans, et Qoussaï, 37 ans, ont été abattus mardi dans une villa de Mossoul, dans le nord du pays.
L?armée américaine a entrepris la démolition de cette villa après y avoir minutieusement recherché d?éventuels indices lui permettant de localiser l?ancien président irakien, introuvable depuis son renversement le 9 avril mais autour duquel l?étau se resserre, affirment les militaires américains.
Des bulldozers ont démoli le mur d?enceinte de la résidence et des ouvriers irakiens ont commencé à détruire le toit à l?aide de massues. La villa a été fortement endommagée lors de l?assaut lancé par les forces américaines armées de mitrailleuses, de grenades et de missiles anti-chars.
Des rumeurs sur l?homme qui les a trahis
La villa appartenait à un homme d?affaires proche de l?ancien régime. Les autorités américaines ont refusé de commenter les rumeurs circulant en Irak, selon lesquelles cet homme serait celui qui a trahi les fils de Saddam Hussein en échange d?une récompense de 30 millions de dollars que Washington s?est engagée à verser.
La tête de l?ancien président irakien est quant à elle mise à prix pour 25 millions de dollars.
Azzaman, plus gros tirage de la presse irakienne, a publié des photos en couleur des corps d?Oudaï et Qoussaï mais nombre d?Irakiens, habitués aux manipulations, demeuraient sceptiques quant à l?identité des deux cadavres maquillés par l?armée américaine.
L?administration Bush espérait que la diffusion des photographies et des images télévisées de ces corps permettrait de briser la résistance à laquelle son armée est confrontée.
Mais depuis la mort des deux fils de l?ancien dictateur, les attaques n?ont pas cessé et les soldats américains sont en état d?alerte, en particulier à Tikrit, ville natale de Saddam Hussein, entre Mossoul et Bagdad. En patrouille ou postés à des barrages sous une température de 40°, les soldats déployés à Tikrit disent avoir constaté une hausse significative du nombre d?actes hostiles à leur encontre depuis mardi.
?Les choses sont pires maintenant?, remarque le sergent Kenneth Maxwell. ?Auparavant, ils se contentaient de nous attaquer, souvent la nuit. Mais maintenant ils nous attaquent en journée avec des (fusils) AK-47 et des grenades, contre tous les soldats américains qu?ils croisent.?
Le président égyptien Hosni Moubarak a estimé samedi à la télévision nationale égyptienne que le démantèlement par les Etats-Unis de l?armée irakienne et de nombreux corps de la fonction publique était une ?erreur? et avait nourri le chômage et aggravé l?insécurité en Irak.
?(Un Irakien) ne gagne pas d?argent. Comment peut-il vivre ? Comment peut-il manger ? Comment peut-il habiller ses enfants ? (...) Naturellement, il va se conduire en criminel, il va intégrer une bande, il sera prêt à tout?, a déclaré Moubarak.
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