Publicité

La migration temporaire comme solution

1 juillet 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

La migration temporaire comme solution

Partir? pour mieux revenir ensuite.

L?« Empowerment Programme » (EP), de concert avec le ministère de l?Emploi et le Bureau international de l?immigration (BII), basé à Genève, met en ?uvre des programmes de migration temporaire de main-d??uvre mauricienne. Les jeunes au chômage n?ayant aucune ou peu de formation seront visés.

« L?objectif est d?offrir des opportunités aux Mauriciens pour qu?ils puissent travailler à l?étranger pendant un ou deux ans, revenir au pays avec l?expérience voulue et, peut-être, avec des moyens financiers pour créer leur entreprise », explique Raj Makoond, le président du sous-comité sur la formation et de re-skilling de l?EP. Déjà, le Canada est à la recherche d?une soixantaine de bouchers et de boulangers. Des annonces d?offres d?emplois devront paraître incessamment dans les journaux pour le recrutement.

Les pays pourvoyeurs d?emplois ne souhaitant pas passer par l?intermédiaire d?agents recruteurs feront appel au Bureau international de l?immigration. Cet organisme, qui sera responsable des conditions d?embauche des employés mauriciens, se chargera d?établir des contacts avec Mau-rice lorsqu?il y aura une offre d?emploi.

« C?est un peu une garantie pour l?employeur et l?employé », souligne un observateur.

<B>Mettre toutes les chances de leur côté</B>

Il ajoute qu?avec le premier groupe de migrants temporaires, qui devra quitter le pays début 2008, tout un processus sera enclenché. « Nous allons discuter avec le Canada pour qu?il établisse un fast track pour l?obtention des visas. Tous les mécanismes seront mis en place pour que nous puissions aller plus vite à l?avenir. Si nous tardons, d?autres pays risquent de nous couper l?herbe sous les pieds. Il faudra donc se montrer compétitifs là aussi. »

Dans certains pays, la sélection se fait sur la base des compétences linguistiques, de l?expérience professionnelle, du niveau d?instruction et de l?âge. Pour mettre tou-tes les chances de leur côté, les autorités sont disposées à offrir une formation en anglais à ceux qui ont des difficultés à maîtriser cette langue. Le National Productivity and Competitiveness Council s?est déjà attelé au développement d?un programme d?enseignement.

Ainsi, certains besoins du marché du travail peuvent être satisfaits par la migration temporaire. Les conditions de ce succès imposent d?impliquer tous les partenaires, y compris les employeurs.

Publicité