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La mauvaise récolte d?oignons pénalise les planteurs

26 octobre 2008, 20:00

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La mauvaise récolte d?oignons pénalise les planteurs

Des oignons, il en a plein. Pourtant, Krishna Truthin, 30 ans, planteur de la région de Belle-Mare, n?arrive pas à les écouler. Pour cette saison, aucun marchand n?est venu lui proposer d?en acheter, comme ils en avaient l?habitude. «Depuis cinq jours, plus de quatre tonnes d?oignons sont stockées chez moi», lâche-t-il.

A peine la fête de l?oignon célébrée le 15 octobre dernier à Wooton, les planteurs de cette denrée sont ainsi confrontés à de grosses difficultés pour écouler leurs produits. A Belle-Mare, les planteurs estiment que l?importation d?oignons et la manière dont opère l?Agricultural Marketing Board (AMB), seraient la principale cause de la mauvaise vente.

L?AMB n?est cependant pas du même avis. La faille, selon elle, c?est la qualité des récoltes d?oignons. Celles-ci n?étant pas de bonne qualité, l?AMB fait valoir qu?elle n?a pu satisfaire la demande et qu?elle a dû, sur une période d?un mois, dépendre uniquement de l?importation. «Sur une consommation nationale moyenne mensuelle de 1 200 tonnes, nous n?avons pu livrer en un mois que 300 tonnes d?oignons. Il est de notre rôle d?absorber le surplus de produits agricoles sur le marché, mais il nous revient aussi d?assurer au consommateur, un produit sain», explique Leeladhur Chundydyal, un des officiers de l?AMB.

Après de récentes négociations, les planteurs ont obtenu que le prix d?achat de la tonne d?oignons passe à Rs 20 500 contre Rs 17 000 auparavant. Mais, les planteurs d?oignons n?ont malheureusement pas pu offrir la qualité requise pour livrer à l?AMB.

«Deux kilogrammes d?oignons avariés»

«Je suis allé à l?AMB avec six tonnes d?oignons, mercredi dernier. A ma grande surprise, l?AMB m?a renvoyé mon stock, sous prétexte qu?après le contrôle d?un échantillon de trois sacs de 35 kilogrammes, environ deux kilogrammes d?oignons étaient avariés», explique Duth Juggoo, président de la Belle-Mare Water Users Cooperative.

Mais l?AMB n?en démord pas : elle se base sur des critères de qualité, pour lesquels elle se doit d?être rigoureuse. «Les planteurs de Belle-mare ne sont pas les seuls concernés par ce problème. Les dernières grosses pluies ont occasionné une mauvaise récolte pour l?actuelle saison. Il nous faut des oignons de bonne qualité afin de les conserver pour les revendre en janvier prochain», explique Leeladhur Chundydyal.

Un autre problème évoqué par l?officier de l?AMB est l?introduction d?une nouvelle variété d?oignons, le Guandiole, que les planteurs auraient eux-mêmes décidé de produire et dont les capacités de stockage ne sont pas connues. L?AMB dit ainsi se méfier d?un achat à risque du moment où il n?y a pas de différence physique majeure entre la variété Toupie et le Guandiole.

Les planteurs de Belle-Mare se défendent, eux, d?avoir proposé la variété d?oignons Guandiole à l?AMB. Ils reconnaissent cependant l?avoir expérimentée en la cultivant à petite échelle mais expliquent qu?ils n?en étaient pas satisfaits.

A l?AMB, l?on estime que les planteurs doivent être plus rigoureux dans leurs tris. «Nous comptons nous rendre aujourd?hui à Belle-Mare pour rencontrer les planteurs et voir la situation, les aider à améliorer les tris et acheter, si possible, sur place leurs oignons», promet Chundydyal Leeladhur.

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