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La maison qui prend feu « toute seule »

15 mai 2005, 00:00

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Les commentaires vont bon train à Notre-Dame, petit village niché entre les champs de cannes sur la route de Montagne-Longue. La maison d?un couple de fonctionnaires a été le théâtre de ce que d?aucuns décrivent comme un phénomène étrange dans la nuit de dimanche à lundi. Un incendie aurait en effet éclaté dans chacune des pièces de leur domicile sans qu?ils n?arrivent à expliquer comment il se serait déclaré.

Tout a commencé vers 19h30 dimanche dernier lorsque le feu a pris dans la chambre réservée aux prières, réduisant en cendres toutes les images des divinités.

Deux heures plus tard, c?est le tapis du salon qui sent le roussi. Vers 19 heures, lundi, rebelote : le tapis se consume, au grand étonnement du couple et de leurs enfants. Et les pompiers seront mandés à trois reprises.

En effet, après le tapis, c?est au tour des rideaux du salon et d?un champ de cannes attenant au domicile de prendre feu, suivis d?une autre pièce de la maison. Les policiers de Montagne-Longue tout comme les pompiers présents sont restés coi car ils n?arrivent pas à comprendre l?origine du sinistre.

« Nou pense ena enn eksplikasion a sa. Premier kout nounn riye, me apre sa nou mem nou pas pe konpran ki pe arive. Pas ti ena karo kinn pran dife a kote narien, pena problem elektrik, nou pa konn narien kinn pase », déclare la maîtresse de maison, qui veut garder l?anonymat pour éviter qu?elle ne soit noyée sous les questions de ses collègues et du public.

Les premiers jours, le couple et ses enfants sont même restés à la maison, de peur qu?elle ne parte en fumée. Mais heureusement, rien de tel ne s?est produit depuis les événements de dimanche et de lundi.

Pour le couple, la perte de leurs effets personnels tournerait autour de Rs 100 000. Un matelas, une chaise en bois, des tapis, des livres, une balançoire, des ustensiles utilisés pour les prières et d?autres meubles gisent sur la pile d?ordures, endommagés par le feu.

Une odeur de ferraille brûlée et des traces noirâtres sont les seuls vestiges du cauchemar qu?a vécu cette famille.

À jeudi, les pompiers n?avaient pas encore une idée de l?origine de ce sinistre. La police, elle, attend les conclusions des experts médico-légaux pour savoir de quoi il en retourne exactement. À Notre-Dame, ce « phénomène » divise?

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