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La machine ne répondait plus
? A l?entame de la dernière ligne droite, vous étiez sur le podium. A ce moment précis, y songiez-vous ?
Dans une course, on n?a pas le temps de penser à ça. La seule chose que j?avais en tête, c?était de terminer ma course. D?aller jusqu?au bout de ce tour de piste.
? Lorsque vous avez complètement perdu le contact avec la course à cinquante mètres de l?arrivée, était-ce la fatigue ou est-ce parce que vous sentiez que le podium n?était plus accessible ?
C?est un blocage ! La machine ne répondait plus. Je me suis crispé dans l?ultime hectomètre au lieu de me relâcher et d?avoir une fin de course fluide. Voilà pourquoi j?ai complètement lâché prise à une cinquantaine de mètres de l?arrivée.
? Après la course, alors que le Français Marc Raquil savourait son podium mondial, on ne vous a pas aperçu sur le bord de la piste. Vous étiez-vous isolé ?
Je me suis dirigé vers les tribunes pour voir mon coach, Emmanuel Bitanga.
? Que vous a-t-il dit ?
Que ce n?était pas grave. On a brièvement parlé des lacunes sur lesquelles il fallait travailler pour la prochaine saison. Mais il faut savoir qu?il existe une vraie confiance entre nous.
? N?empêche que cette septième place doit être une grosse déception pour vous?
Sur le coup, la déception était grande ! Mais au bout d?une trentaine de minutes, j?avais déjà digéré cette finale.
? En même temps, le fait d?avoir été finaliste à deux Mondiaux successifs est une grosse satisfaction pour vous?
Oui, c?est sur !
? C?est aussi une source de motivation dans l?optique des Jeux olympiques d?Athènes. Peut-on oser rêver d?un podium ?
L?appétit vient en mangeant. La movation s?accroît de jour en jour. Mais comme je n?ai jamais couru de finale olympique de ma vie, je songe d?abord à une finale. C?est ça l?essentiel pour moi?
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