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La mésaventure d?une mère de famille

26 novembre 2005, 20:00

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L?arrivée d?un troisième enfant n?avait pas été prévue par le couple Jankee. En apprenant qu?elle était enceinte, Manta, 35 ans, en a discuté avec son époux et ils ont décidé qu?elle subirait une interruption volontaire de grossesse.

Le 17 novembre, Manta s?est donc rendue, dit-elle, chez un médecin généraliste ? qui aurait déjà été impliqué dans un cas similaire ? et a payé Rs 2 000 pour se débarrasser de son enfant. Le docteur aurait utilisé une pompe pour l?avortement et après l?intervention, Manta croyait que ses ennuis étaient finis.

Mais deux jours après, en proie à de vives douleurs au ventre, elle a été admise à l?hôpital Victoria, à Candos. Elle a aussitôt impliqué le médecin en question, qui nie les faits.

Même si son état est jugé critique, Manta s?en sortira d?ici quelques jours, assure-t-on du côté de l?hôpital. Il faut dire qu?elle a eu plus de chance que Padmini Pakkiri, 38 ans, une habitante de Surinam.

S?étant retrouvée enceinte neuf mois après avoir accouché de son troisième enfant, Padmini avait fait appel à un médecin, le 27 janvier 2004, sans en informer son époux. Le 7 février de la même année, elle mourra des suites d?une septicémie.

L?avortement étant illégal, nombreux sont les couples et les jeunes qui font appel à des charlatans pour une IVG. Les mieux lotis vont à l?île s?ur ou se font admettre en clinique. Mais nul ne viendra l?admettre, car la loi est très sévère. Une peine de dix ans de prison est requise contre toute mère qui a avorté, et des poursuites et une radiation pour le médecin coupable.

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