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La lutte continue ?
Les chauffeurs de taxis de Bel-Ombre-St-Martin ont franchi une nouvelle étape pour leur revendication auprès de la National Transport Authority (NTA) pour opérer devant l?hôtel Tamassa à Bel-Ombre. La NTA a rejeté leur demande, arguant que ces chauffeurs n?ont pas une expérience de trois ans dans ce métier.
L?affaire est devant la justice et les chauffeurs ont déposé une plainte à l?ICAC et au CID Central disant qu?ils sont pénalisés par cette mesure injuste. Un responsable de la NTA avait déclaré à l?express (voir l?express-Ouest du 6 juin) que cet organisme n?a fait que suivre la procédure. Mais les chauffeurs de taxi ont brandi la copie d?une circulaire de la NTA datant du 4 mai 2005, publiée dans l?express deux jours plus tard, dans laquelle la NTA avait recherché des taxis pour travailler devant quatre hôtels qui venaient d?ouvrir leurs portes à Bel-Ombre. Le communiqué stipulait que même s?ils n?avaient pas trois ans d?expérience, ces chauffeurs pouvaient postuler.
«C?est une injustice. Il y a eu dérogation aux règlements une première fois pour recruter des chauffeurs. La NTA pourrait le faire une nouvelle fois», déclare Antonio Louis, le porte-parole des protestataires. La NTA a donné la permission à une vingtaine de chauffeurs d?opérer devant l?hôtel Tamassa où les contestataires travaillaient temporairement. Mais depuis deux semaines, ils travaillent seulement dans le centre de Baie-du-Cap. «Nous n?avons pas de clients. Nous passons même une journée entière sans toucher le moindre sou. Pourtant, c?est le gouvernement qui avait encouragé les habitants de Bel-Ombre à investir dans une voiture pour profiter du développement hôtelier de cette région. Nous devons désormais trouver la somme de Rs 6 000 mensuellement» pour payer nos dettes?, déclare un des chauffeurs. Les chauffeurs de taxi de Bel-Ombre affirment avoir mené une enquête et découvert que beaucoup de chauffeurs qui ont eu le permis d?opérer à Bel-Ombre, n?habitent pas la région. Ils allèguent qu?un des chauffeurs a mis sa patente en vente pour la somme de Rs 1 m. Les chauffeurs ont porté l?affaire devant le bureau des droits de l?Homme.
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