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La libération des infirmières bulgares aurait-elle été marchandée ?

2 août 2007, 00:00

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La Libye va signer un important contrat d?armement avec la France, notamment l?achat de missiles antichar Milan à hauteur de 100 millions d?euros, déclare le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi SaÏf al Islam.

Dans un entretien au Monde publié hier, il précise un autre aspect des coulisses de la libération la semaine dernière des infirmières bulgares, annonçant qu?un accord d?extradition sera bientôt signé avec la Grande-Bretagne pour l?ancien agent libyen condamné à la prison à vie pour son rôle dans l?attentat de Lockerbie, en 1988. Le fils de Mouammar Kadhafi a joué un rôle majeur dans le dénouement de l?affaire des infirmières bulgares et du médecin d?origine palestinienne le 24 juillet.

Concernant le contrat d?armement avec Paris, Saïf al Islam insiste sur le fait qu?il s?agit du ?premier accord de fourniture d?armes d?un pays occidental? depuis la levée de l?embargo qui frappait son pays, en 2004.

?Nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d?euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d?armes, pour l?entretien et la production d?équipements militaire?, dit-il. ?Des représentants de Thales et de Sagem sont en Libye en ce moment même?, ajoute-t-il dans cet entretien réalisé avant-hier à Nice.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a affirmé pour sa part qu?il n?y avait pas eu de contreparties financières versées par Paris à Tripoli. Selon Le Monde, le second élément qui a pesé sur les négociations porte sur le sort de l?ancien agent libyen Abdel basset Ali al Megrahi, dont Tripoli réclamait la libération.

Le fils du colonel Kadhafi affirme avoir bon espoir qu?il sera renvoyé prochainement en Libye. ?Nous allons bientôt avoir un accord d?extradition avec le Royaume-Uni. Nos gens étaient à Londres il y a un mois environ?, pour en discuter, dit-il. Pour le quotidien, les officiels français et européens ont préféré passer sous silence ces deux éléments dans leurs descriptions publiques des tractations avec Tripoli.

Nicolas Sarkozy s?était rendu en Libye mercredi dernier au lendemain de la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin d?origine palestinienne qui étaient détenus depuis huit ans au motif d?avoir délibérément inoculé le virus du sida à des centaines d?enfants libyens dans un hopital de Benghazi.

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