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La Libye accuse l''Otan d''avoir tué 85 civils
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La Libye accuse l''Otan d''avoir tué 85 civils
Le régime libyen a accusé mardi l''''Otan d''avoir tué 85 civils à Majer, un village au sud de Zliten (ouest), dans des raids menés dans la nuit de lundi à mardi. L''Alliance atlantique affirme ne pas avoir de preuve de la mort de civils libyens.
Selon un porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, le village a été attaqué pour permettre aux rebelles d''entrer à Zliten par le sud. Il faisait  allusion aux tentatives répétées des insurgés de s''emparer de cette ville. "Après les trois premières bombes tombées, les habitants ont couru vers les maisons bombardées pour sauver leurs proches. Ils ont été frappés par trois autres bombes", a-t-il dit en faisant état de la mort de 33 enfants, 32 femmes et 20 hommes. 
Les journalistes sur place ont pu voir quatre maisons détruites. Des responsables locaux ont affirmé qu''il y avait toujours des corps sous les décombres. Mais une seule pelleteuse était visible, et elle était à l''arrêt. Une trentaine de corps dont ceux de deux enfants et d''une femme ont été transportés à la morgue de l''hôpital central de Zliten. Des corps déchiquetés s''y trouvaient également. Dans l''après-midi, quelques centaines de personnes ont assisté aux funérailles de 28 des victimes enterrées au cimetière des martyrs à Majer, en criant leur colère contre l''Otan, et "les espions et les traîtres" en allusion à la rébellion. 
Pour l''Otan, la cible visée était constituée de deux anciens bâtiments agricoles utilisés à des fins militaires par le régime. L''Alliance atlantique, souvent accusée par le régime de tuer des civils, a reconnu au moins deux bavures lors de son opération en Libye en admettant avoir tué par erreur ou accidentellement des civils lors de raids depuis qu''elle a pris fin mars le commandement de la coalition internationale intervenue sur mandat de l''ONU. 
Les combats pour le contrôle du port pétrolier de Brega, en Libye, ont fait 18 morts et jusqu''à 150 blessés dans les rangs des insurgés, a-t-on appris mercredi de source médicale.Des affrontements à l''arme lourde ont également été signalés à Misrata, bastion des insurgés dans l''Ouest.
Les rebelles libyens ont annoncé avoir encerclé Brega, qu''ils doivent prendre s''ils veulent poursuivre leur progression vers la capitale, Tripoli. Mais ils sont toujours sous le feu des forces fidèles à Mouammar Kadhafi.
La rébellion divisée
Par ailleurs, les rebelles libyens, minés par des divisions internes, étaient mardi sans gouvernement. La suspension des 15 ministres du comité exécutif a été annoncée par le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil. Selon un porte-parole, ce remaniement constitue la suite logique de l''assassinat toujours inexpliqué, le 28 juillet, du chef militaire de la rébellion, le général Abdelfatah Younès, ancien ministre de l''Intérieur de Kadhafi.
«Il y a eu des erreurs administratives», s''est contenté d''expliquer le porte-parole. Partisan de l''option militaire, le général Younès aurait pu être exécuté pour ouvrir la voie à une solution négociée. D''autres sources affirment, au contraire, que cet ancien proche de Kadhafi aurait été soupçonné de jouer double jeu. Il a pu aussi être abattu pour venger des victimes de la torture dans les prisons de Kadhafi.
Quoi qu''il en soit, son assassinat a révélé une fracture profonde dans le gouvernement et dans le CNT lui-même.
(Source : Le Figaro.fr, l’Express.fr, Reuters, AFP)
 
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